Epstein Files : Jack Lang et sa fille visés par une enquête en France pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée »
Sous pression pour quitter la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) à la suite des révélations sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, Jack Lang est désormais également visé, tout comme sa fille Caroline Lang, par une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », ouverte par le Parquet national financier (PNF) en France.
Selon la presse française, l’enquête porte sur les liens financiers entretenus avec le gestionnaire de hedge funds américain. En parallèle de cette procédure judiciaire, le président de l’IMA devra aussi s’expliquer, dès ce dimanche 8 février, auprès du ministère français des Affaires étrangères, dont relève l’institut, et où il a été convoqué.
Au-delà des aspects financiers, Jack Lang est également mis en cause pour d’autres volets jugés suspects de sa relation avec Jeffrey Epstein. Parmi eux figure un projet controversé de manuel destiné à l’éducation d’enfants mineurs, révélé par Le Desk.
Baptisé « Petit Prince », ce projet visait, selon les sources consultées par nos soins, à aborder de « nouvelles sexualités » auprès d’enfants, avec l’idée de les « tester » dans le cadre d’« un projet pilote ». Cet aspect de la relation entre Jack Lang et Jeffrey Epstein, choquant pour l'opinion publique, n'a pour le moment pas été commenté par les officiels français, alors qu'en France, le projet « Petit Prince » était passé inaperçu dans un premier temps.
Malgré la multiplication des révélations, Jack Lang a exclu toute démission. Il se trouve actuellement au Maroc, à Marrakech, où il participe à la Foire d’art contemporain africain 1-54. Il affirme « assumer pleinement ses liens » passés avec le financier américain, pour préciser que lors de leur rencontre, il y a une quinzaine d'années par l'entremise du cinéaste Woody Allen, il ignorait tout du passé d'Epstein.
Réagissant à l’affaire, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé que « les premiers éléments qui ressortent de ces dossiers sont inédits et d’une extrême gravité » et qu’ils « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi ». « Je me réserve, s’agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options », a-t-il ajouté.
Pour rappel, aux côtés du ministère de la Culture, le Quai d’Orsay constitue la principale tutelle de l’IMA et en assure près de la moitié du financement. Les autres États contributeurs, parmi lesquels figure le Maroc, disposent également d’un droit de regard sur la nomination du président de l’institution.
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@soufianesbiti 