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19.09.2017 à 23 H 03 • Mis à jour le 19.09.2017 à 23 H 03
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Sécurité

Le Maroc propose ses services à la force antiterroriste du G5 Sahel

Alors qu’elle doit être opérationnelle d’ici fin octobre, cette force antiterroriste conjointe, lancée officiellement à Bamako en juillet dernier en présence d’Emmanuel Macron, ne dispose toujours pas des fonds nécessaires. À date, seul un quart des 423 millions d’euros nécessaires à son financement a été mobilisé

Une réunion sur la force antiterroriste du G5 Sahel s’est tenue, lundi 18 septembre, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York.


En plus des présidents des cinq pays du groupe (Tchad, Niger, Mauritanie, Mali, Burkina Faso), Emmanuel Macron, le président français, Alpha Condé, le président en exercice de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union Africaine, Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne et Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU ont également pris part aux discussions.


Les États-Unis, invités à participer à cette rencontre mais méfiants sur les résultats d’une telle initiative, ont finalement envoyé un représentant, un conseiller du Homeland Security, le département de Sécurité intérieure, selon RFI.


Bourita propose le soft power religieux marocain

Alors qu’elle doit être opérationnelle d’ici fin octobre, cette force antiterroriste conjointe, lancée officiellement à Bamako en juillet dernier en présence d’Emmanuel Macron, ne dispose toujours pas des fonds nécessaires. À date, seul un quart des 423 millions d’euros nécessaires à son financement a été mobilisé.


Dans le même temps, et alors qu’il s’exprimait lors d’une Concertation ministérielle de la francophonie sur « la Sécurité et le Développement dans un espace francophone solidaire » -organisée en marge des travaux de la 72e Assemblée générale des Nations unies- le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a fait savoir que le Maroc était disposé à soutenir les pays du Sahel dans le domaine de la formation des troupes et dans la sécurisation des frontières.


Selon des propos rapportés par MAP, Nasser Bourita a indiqué que son pays était prêt à mettre à disposition « son expérience reconnue dans la formation des imams et des mourchidates en tant qu’ « arme de construction massive » afin de mieux appréhender la radicalisation insidieuse qui compromet les pays du Sahel ».


L’arrivée éventuelle du Maroc dans ce dossier sensible pourrait provoquer de nouvelles crispations entre Alger et Paris, qui parraine cette nouvelle force militaire africaine. Les Algériens, qui ne participent pas à la force antiterroriste du G5 Sahel, ont toujours estimé que Rabat n’avait aucun rôle à jouer dans la région, le Maroc n’étant pas un pays frontalier du Sahel.

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