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14.07.2017 à 16 H 02 • Mis à jour le 14.07.2017 à 16 H 07
Par et
Diplomatie

Bourita à Moscou pour consolider le rapprochement maroco-russe

Nasser Bourita à Moscou en mars 2016. TASS
Le ministre des Affaires étrangères a participé à la tenue à Moscou de la réunion de la commission mixte et du Forum économique Maroc-Russie. Rabat et Moscou ont démontré ces derniers mois une convergence de points de vue.

« Le Maroc et la Russie ont l’ambition commune de renforcer davantage les relations bilatérales et de leur donner une dimension stratégique », a souligné le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita au terme de la tenue à Moscou de la  réunion de la commission mixte et du Forum économique Maroc-Russie. Une commission qui s’est déroulé en présence de représentants de divers secteurs de la coopération bilatérale en particulier de l’industrie, du commerce, de l’énergie, des mines, des investissements, des finances, du tourisme et de l’agriculture.


Les résultats des travaux de cette réunion qui s’est clôturée hier ont contribué de manière significative à la réussite de la prochaine visite qu’effectuera le Premier ministre Dimitri Medvedev au Maroc en octobre 2017 à la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires.


Une convergence de points de vue

Rabat et Moscou ont démontré ces derniers mois une convergence de points de vue que ce soit dans la crise qui oppose l’Arabie saoudite et ses alliés au Qatar que dans l’épineux dossier libyen.


« Les entretiens jeudi avec le vice-Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch ont montré le grand intérêt de la Russie à développer les relations bilatérales, de leur donner un contenu concret ainsi que sa volonté à consolider le partenariat stratégique approfondi entre les deux pays et à mettre en œuvre les accords signés lors de la visite de SM le Roi Mohammed VI à Moscou en mars 2016 », a indiqué Bourita à la MAP à l’issue des travaux de la 6ème session de la commission mixte maroco-russe de coopération économique, scientifique et technique.


Nasser Bourita et son homologue russe Sergueï Lavrov, le 15 mars 2016 à Moscou. GETTY / TASS


En outre, le ministre a salué le niveau atteint par les secteurs traditionnels de la coopération bilatérale notamment dans les sous-secteurs des tomates, agrumes, poisson, pétrole et gaz, notant que le Royaume est devenu aujourd’hui le deuxième partenaire de la Russie aux niveaux arabe et africain et rappelant que le Maroc fournit 35 % des besoins de la Russie en tomates et 20 % en poissons alors que la Russie satisfait 15 % des besoins du Maroc en gaz.


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A cet égard, le ministre a mis l’accent sur la nécessité de promouvoir ces secteurs de coopération et de leur impulser une nouvelle dynamique à travers la suppression des obstacles existant et la mise en place de plateformes de gaz à même d’assurer l’exportation du gaz russe à partir du Maroc vers d’autres régions ainsi que la création de joint-ventures en matière de pêche afin d’éviter les problèmes liés aux quotas.


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Il a, dans le même contexte, souligné le besoin d’ouverture sur de nouveaux domaines de coopération eu égard à l’expérience du Maroc, passerelle vers le continent africain et le monde arabe, dans les domaines des énergies renouvelables, de l’industrie automobile, de l’aéronautique et autres industries et ce, afin de tirer profit de ces facteurs pour attirer les investissements russes dans plusieurs secteurs prometteurs à l’instar du tourisme et de l’industrie pharmaceutique et pour réaliser des investissements conjoints.


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« Notre ambition est de transformer et améliorer la forme du partenariat en s’orientant plus vers l’investissement et le développement des domaines de ce partenariat en accordant davantage d’intérêt aux secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’industrie et la technologie et d’œuvrer à attirer de nouveaux partenaires et acteurs », a assuré Bourita.


Le royaume, porte d’entrée de la Russie en Afrique

Par ailleurs, il a souligné que « le Maroc peut constituer la porte d’entrée de la Russie vers l’Afrique et lui permettre de nouvelles perspectives pour aller ensemble vers d’autres régions », compte tenu de la forte présence du Royaume dans le continent en étant le premier investisseur dans la région d’Afrique de l’Ouest et le deuxième investisseur dans tout le continent africain ainsi que « de la crédibilité dont il jouit auprès des pays africains et de l’existence des entreprises et des banques marocaines dans de nombreux pays africains ».


 

Lors d’un entretien accordé à Russa Today, Bourita a salué le niveau de coordination maroco-russe dans la lutte contre le terrorisme, sans pour autant affirmer un alignement sur Moscou, se félicitant toutefois que la commission mixte créée à cet effet « se soit réunie à deux reprises » au cours des derniers mois. Aucune annonce n’a été faite autour de contrats d’armes évoqués régulièrement, note Yabiladi, « quand bien même le ministre russe de l’Agriculture (Alexandre Tkatchev, président de la commission mixte maroco-russe, ndlr) ait fait état de la disposition de son pays à équiper les FAR en équipements militaires ».