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15.06.2018 à 03 H 36 • Mis à jour le 15.06.2018 à 03 H 48
Par
Géopolitique

Mondial 2026: premières représailles du Maroc contre l’Arabie Saoudite

Le roi Salman d’Arabie saoudite recevant de sa résidence d’été de Tanger, Mohammed VI le 31 juillet 2016. SPA
Les relations entre les deux royaumes sont au plus bas depuis que Riyad a mené une intense campagne contre la candidature du Maroc à l’organisation du Mondial 2026 remportée par l’offre nord américaine. Ce froid s’étend à la position du Maroc jusqu’ici allié des Al Saoud au Yémen. Le ministre de la Culture vient d’annuler sa présence à un conclave sur le sujet

Le ministre de la Culture et de la Communication Mohamed Laaraj ne participera pas à la réunion des ministres de la communication des pays de la Coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen prévue le 23 juin à Jeddah, en Arabie Saoudite, pour des raisons d’agenda, indique un communiqué du ministère.


Fin mars 2015, les autorités marocaines avaient expliqué avoir décidé d’apporter toutes les formes d’appui à la coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen dans ses dimensions politique, de renseignement, logistique et militaire. Les Forces royales air ont ordonné mi-avril le retrait de leurs chasseurs F-16 stationnés en Arabie Saoudite et engagés depuis des années dans la guerre au Yémen. A l’époque, ce retrait n’était pas officiellement lié à un quelconque revirement d’alliance avec Ryad. Il était pourtant perçu comme un prétexte pour sortir du guêpier yéménite… 


Lire notre éditorial : Pourquoi le Maroc doit se retirer sans tarder de la guerre au Yémen


Selon des sources gouvernementales, la décision du ministre de la Culture serait en fait consécutive à l’attitude de la fédération saoudienne de football qui a milité au sein de la FIFA contre la candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde de football 2026 et qui a eu pour conséquence le creusement de l’écart de points entre le dossier nord américain (134 votes) et celui du royaume (64). Elle préfigure d’un raidissement inédit des relations entre les deux monarchies traditionnellement alliées.


Sur ces 65 pays, il y a 14 pays arabes, qui sont l’Algérie, les Comores, Djibouti, Egypte, Libye, Mauritanie, Oman, Palestine, Qatar, Somalie, Soudan, Syrie, Tunisie et Yémen. Par contre, 7 pays arabes ont choisi le dossier nord-américain, en sus de l’Arabie Saoudite. Il s’agit du Bahreïn, de la Jordanie, du Koweït, du Liban, des Emirats arabes unis et de l’Irak.


Par ailleurs, le roi Mohammed VI a donné ses instructions pour que le Maroc dépose une sixième fois sa candidature à l’organisation de la Coupe du monde de football pour son édition de 2030. Lors d’un entretien téléphonique avec Cheikh Tamim, émir du Qatar, ce dernier lui a fait part de son plein soutien dans cette nouvelle aventure. Par cette annonce, Rabat renforcerait de facto ses liens avec l’ennemi juré des Al Saoud dans le Golfe, alors que sa neutralité était de mise…