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13.04.2018 à 14 H 20 • Mis à jour le 13.04.2018 à 15 H 22
Par
Armée

Le Maroc rapatrie ses F-16 du théâtre de guerre yéménite

Les Forces royales air ont ordonné le retour au Maroc de leurs chasseurs stationnés en Arabie Saoudite et engagés depuis des années dans la guerre au Yémen. Les raisons de ce retrait ne sont pas liées à un quelconque revirement d’alliance avec Ryad, mais concerneraient, selon certaines sources, l'état d'alerte de l'armée au Sahara Occidental. Une thèse qui fait débat, ce retrait pourrait être un prétexte pour sortir du guêpier yéménite...

Selon des sources proches de l’armée de l’air consultées par Le Desk, le Maroc a procédé au retrait de ses chasseurs F-16 engagés auprès de la coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite dans le conflit yéménite. Le repli de l'escadron aurait été assuré par un avion ravitailleur Airbus A330 émirati.


Les raisons de ce retrait ne sont pas liées à un quelconque revirement d’alliance avec Ryad, dont les relations se sont d'ailleurs assagies depuis la rencontre récente de Mohammed VI avec le prince héritier Mohammed Ben Salmane (MBS) dans un restaurant parisien, mais plutôt, selon les mêmes sources, à la mobilisation des Forces armées royales (FAR) au Sahara Occidental, suite aux tensions engendrées par la volonté du Polisario de s’installer durablement dans le triangle Mehaires-Tifariti-Bir Lahlou, à l’est du mur de défense marocain.


Le général de corps d’armée et Inspecteur général des FAR, Abdelfattah Louarak, qui a du 10 au 12 avril co-présidé le 10ème Comité consultatif de Défense Maroc-Etats-Unis au Pentagone, à Washington. aurait opté pour ce choix « pour répondre efficacement au relèvement de l’alerte des forces aériennes », expliquent les mêmes sources.


D’autres sources estiment en revanche que l’armée marocaine n'a pas besoin de ses avions mis à la disposition de la coalition pour frapper au Sahara. « Si l'info se précise, c'est que Rabat a enfin trouvé un bon prétexte pour se sortir du guêpier du Yémen », explique un connaisseur du dossier. Le chassé-croisé en France entre Mohammed VI, MBS et Emmanuel Macron et la décision d'une conférence humanitaire consacrée au conflit à l'été prochain ont peut-être joué dans ce sens...


Un avion F-16 des FRA faisant partie de l'escadrille mise à la disposition de la coalition s’était écrasé en mai 2015 en territoire ennemi et son pilote tué.


Il faisait partie de six appareils stationnés à la base de Khamis Mushait qui participent aux opérations militaires de la coalition contre les Houthis au Yémen. Selon nos sources, le chasseur abattu probablement par la DCA des rebelles avait été remplacé dans le dispositif sous commandement saoudien.


Fin mars 2015, les autorités marocaines avaient expliqué avoir décidé d'apporter toutes les formes d'appui à la coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen dans ses dimensions politique, de renseignement, logistique et militaire, mais n’avaient pas, jusqu’au crash, fait état de l’engagement spécifique de ses meilleurs chasseurs.


Le Maroc avait acquis en 2007, 24 chasseurs F-16 de fabrication américaine qui constituent depuis sa force de frappe et de dissuasion essentielle dans l’équilibre militaire régional, notamment avec l’Algérie. Il ont été dotés au fil des ans de capacités offensives et de moyens de guerre électronique les plus avancés, y compris en comparaison avec des armées de l'air occidentales comme celle de l'Espagne défendue sur son flanc sud par des F-18 moins performants.


Lire aussi : Sahara : le Maroc prêt à une option militaire de ‘hot pursuit’ contre le Polisario ?

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