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17.10.2021 à 23 H 44 • Mis à jour le 17.10.2021 à 23 H 44
Par
Sahara

Le Polisario met en scène sa guerre à la veille d’une réunion du Conseil de sécurité

Le matériel vétuste du Polisario montré à la presse espagnole. David Bollero – Twitter
Le Front Polisario a convié quelques journalistes espagnols pour tenter de démontrer que la guerre se serait réinstallée durablement au Sahara. L’occasion pour son chef, Brahim Ghali, d’exprimer ses conditions à la veille du renouvellement du mandat de la Minurso fin octobre

Le Front Polisario a organisé un voyage de presse de 24 heures pour une dizaine de journalistes espagnols. Objectif : démontrer que les supposés hostilités et le harcèlement du mur de défense marocain au Sahara seraient bien réels.


Selon les reportages de divers médias espagnols, images à l’appui, les soldats du Polisario se sont approchés à quelques kilomètres du berm et ont lancé une roquette en direction des lignes de défense des Forces armées royales (FAR). La risposte aurait été immédiate. Des tirs de mortier de 120 millimètres, d’une précision redoutable, ont obligé les miliciens de Tindouf « armés de Kalachnikov datant de 1978 » et les journalistes emmenés sur le front à détaler à bord de leurs vieux pickups en zigzagant dans le désert, craignant, ont-ils assuré, la menace de drones.


La presse espagnole rapporte que les rangs du Polisario ont subi, depuis près d’un an, neuf victimes et une vingtaine de blessés suite à ces échanges de tirs.


La mise en scène orchestrée par le Polisario pour la presse espagnole, à laquelle la chaîne publique TVE a refusé de participer, n’est pas fortuite. Celle-ci intervient à quelques jours de la session du Conseil de sécurité, qui sera tenue le 28 octobre prochain, et consacrée au renouvellement du mandat de la Minurso. Elle a été l’occasion pour Brahim Ghali, le chef du mouvement soutenu par l’Algérie, qui faisait ainsi sa première apparition publique depuis son hospitalisation en Espagne où il avait été soigné d’une forme grave du Covid-19 en avril, de donner, samedi à Rabouni, une conférence de presse durant laquelle il a signifié ses conditions à l’ONU : « préciser la mission de son émissaire », « fixer un calendrier pour la mise en oeuvre du référendum (… ) et fournir de fortes garanties » pour sa tenue, selon ses déclarations transmises à l’AFP par le Polisario.

 

Ghali a aussi exigé a exigé une « renégociation » de l’accord de cessez-le-feu avec le Maroc, entré en vigueur en 1991, car la communauté internationale doit s’adapter aux « nouvelles circonstances ».


 Une option rejetée par Rabat qui a, depuis 2007, posé sur la table un plan d’autonomie, et que les grandes puissances n’évoquent plus avant la reprise des tables rondes impliquant outre le Maroc et le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie comme parties prenantes du différend régional.


Nommé le 7 octobre par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, l’Italo-suédois Staffan de Mistura, 74 ans, prendra ses fonctions comme nouvel émissaire de l’ONU pour ce conflit à partir du 1er novembre, alors que le poste était resté vacant pendant deux ans.

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