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28.10.2021 à 12 H 19 • Mis à jour le 28.10.2021 à 12 H 23
Par et
ONU

Sahara: au Conseil de sécurité, la Russie bloque le vote, reporté à vendredi

Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies votent pour adopter la résolution 2510 sur la Libye exigeant un cessez-le-feu. ONU
La Russie soutient la position algérienne sur le format des négociations, tandis que le Kenya insiste sur la mention de l'autodétermination dans la résolution. Le vote a été reporté pour ce vendredi

Les États-Unis étaient mercredi en difficulté à l’ONU pour faire approuver par le Conseil de sécurité un projet de résolution prolongeant d’un an le mandat de la mission onusienne au Sahara occidental, après l’opposition de l’Algérie à reprendre des tables rondes avec le Maroc, selon des diplomates, rapporte l’Agence France Presse (AFP).


La Russie a bloqué dans la matinée le projet de résolution rédigé par Washington, en charge du dossier aux Nations unies, ont indiqué à l’AFP plusieurs diplomates. A l’origine, le texte devait être adopté ce mercredi. Un vote n’est désormais plus attendu que vendredi alors que le mandat de la Minurso, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, expire dimanche.


Selon un diplomate, Moscou n’est « pas satisfait avec des paragraphes relatifs au processus politique » et appuie aussi le refus de l’Algérie de reprendre les tables rondes, comme celles organisées en Suisse par l’ex-émissaire de l’ONU Horst Kِhler jusqu’au printemps 2019 avant de démissionner face à l’absence de percée. Successeur nommé récemment, l’Italien Staffan de Mistura doit relancer la médiation onusienne à compter du 1er novembre.


« Pour le Kenya, notre ligne rouge est la question de l’autodétermination »,  a affirmé mercredi à l’AFP son ambassadeur à l’ONU, Martin Kimani, président en exercice du Conseil de sécurité. « Nous voulons que l’autodétermination soit  clairement indiquée dans la résolution », a-t-il précisé en soulignant qu’il s’exprimait en sa capacité nationale. « Pour nous, par principe, s’il n’y a pas de reconnaissance du droit à  l’autodétermination, alors nous aurons beaucoup de mal avec la résolution », a insisté l’ambassadeur kenyan.


Selon un diplomate s’exprimant sous anonymat auprès de l’AFP, le Kenya est aussi « préoccupé par le problème » soulevé par l’Algérie. « Mais les Etats-Unis font pression sur  eux », a-t-il dit.


Ce format préconisé par le Conseil de sécurité et qui figurait encore mercredi dans un projet de texte américain obtenu par l’AFP implique le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, ainsi que l’Algérie et la Mauritanie, en tant qu’observateurs. Alger milite depuis longtemps pour que des négociations directes soient établies entre le Maroc et le Front Polisario. Comme nous le rapportions précédemment, elle envoie cependant des messages contradictoires à l’Envoyé spécial de l’ONU et à Antonio Guteress… 


Pour rappel, le Maroc a reçu, à la veille du Conseil de sécurité, une délégation du lobby juif américain, représenté par l’American Jewish Committee de Jason Isaacson. Quelques mois plus tôt, Isaacson avait publié une tribune où il pressait le président américain Joe Biden de soutenir le plan d’autonomie marocain au Sahara. Sa sortie faisait écho à celle de d’Elliot Abrams fustigeant la position anti-marocaine du trio Baker-Bolton-Inhofe.

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