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10.11.2025 à 22 H 12 • Mis à jour le 10.11.2025 à 22 H 12
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Parlement

Au Parlement, Aziz Akhannouch fait le point sur le plan de développement du Sahara

Aziz Akhannouch devant la Chambre des représentants, le 10 novembre 2025. Crédit : chefferie du gouvernement.
Invité à s’exprimer devant la Chambre des représentants dans le cadre des séances mensuelles des questions orales relatives aux politiques publiques, Aziz Akhannouch a donné un aperçu sur ce qui a été réalisé au Sahara depuis le lancement du plan de développement des provinces du Sud en 2015. Il a aussi évoqué les chantiers à réaliser dans un futur proche.

Aziz Akhannouch s’exprimait devant les députés, ce lundi 10 novembre, dans le cadre des questions orales mensuelles dédiées aux politiques publiques sur le développement et l'investissement dans les régions du Sahara. Il a commencé par évoquer le contexte dans lequel se tenait cette séance plénière à la Chambre des représentants : le 50e anniversaire de la Marche verte et la résolution du Conseil de sécurité largement favorable au royaume.


Pour le chef de l’Exécutif, le Maroc a mené une bataille politique et diplomatique, « mais il y a aussi d’autres grandes batailles complémentaires (…) Le front du développement pour vaincre la précarité ». « Il ne saurait y avoir de souveraineté sans développement  », a affirmé Aziz Akhannouch qui passe juste après à un listing de ce qui a été réalisé depuis le lancement du plan de développement, les chantiers ouverts par son équipe et les chantiers à lancer ou à mener à bien dans un futur proche.


Des routes et des ports

Au moment où le Maroc a repris les rênes au Sahara, l’infrastructure routière ne dépassait pas 70 km. Aujourd’hui, elle représente plus de 4 000 km dont la voie expresse Tiznit-Dakhla sur 1 100 km pour un investissement de près de 10 milliards de dirhams. Cette dernière infrastructure va bénéficier à 2,5 millions de personnes dans les provinces du Sud.


Aziz Akhannouch a évoqué, non sans une teinte de fierté dans le ton, l’état d’avancement du port Dakhla-Atlantique. Pour un coût dépassant 13 MMDH, les travaux de ce projet marquent un taux d’avancement de 50 %. En plus des six ports en service au Sahara, la région va en accueillir d’autres qui sont en phase d’étude ou de développement : le port de pêche d’Aftissat à Boujdour, les deux ports d’hydrogène vert à Tarfaya et à Tan Tan en plus du village des pêcheurs de Tarouma près de Laâyoune.


Actuellement, le nouveau quai phosphatier de l’OCP à Laâyoune est en phase de développement à Laâyoune au moment où le port de Mhiriz sera mis en service incessamment.


Les énergies renouvelables

Pour Aziz Akhannouch, les régions du Sahara connaissent une véritable révolution en matière d’énergies renouvelables avec un plan d’équipement électrique 2025-2030 et une capacité dépassant 1 400 Mégawatts pour un coût de plus de 15 MMDH.


Les régions du Sahara participent à hauteur de 77 % dans la production d’énergies renouvelables sur le plan national estimée actuellement à 1 851 mégawatts. Pour un autre investissement de plus de 36 milliards de dollars, ont été choisis 7 grands projets d’hydrogène vert avec une capacité de production de 20 mégawatts. Le plan énergétique prévoit également un réseau de transport entre le sud et le centre sur 1 400 km et une capacité de transport de 3 mégawatts.


De son côté, l’OCP est en train de réaliser un ambitieux programme industriel à Phosboucraâ et qui prévoit, entre autres, l’extension de la mine pour 2,25 MMDH, une nouvelle laverie (2,184 MMDH) et un complexe chimique et d’engrais (10,246 MMDH). Il est aussi question de la construction d’un nouveau port phosphatier à Laâyoune pour 8 MMDH et un taux d’achèvement de 93 %.


Sécurité alimentaire, hydrique et pêche maritime

Le secteur agricole a bénéficié d’un financement de 4,9 MMDH pour démarrer 55 divers projets au Sahara, a rappelé Akhannouch. Aujourd’hui, le projet de dessalement d’eau de mer à Dakhla est sur de bons rails : la station est achevée à 75 %, la station éolienne qui s’y adosse est réalisée à 100 %, le tout pour 2,9 MMDH avec une capacité de production annuelle de 30 millions de m3.


L’agriculture solidaire a englouti un budget de 1,36 MMDH pour financer 48 projets bénéficiant à plus de 35 000 personnes. Le développement des pâturages dans les régions de Guelmim et Dakhla est à près de 100 % d’achèvement : 140 000 hectares de réserves de pâturage et 263 points d’eau ont été aménagés.


Les régions du Sahara absorbent 57 % des investissements dans le secteur de la pêche qui a crée 33 000 emplois en 2024. Les unités de transformation et de valorisation des produits de la mer sont au nombre de 186 et les quantités débarquées ont marqué une fulgurante augmentation entre 2010 et 2024 : +1,8 % en volume et 9,7 % en valeur (10,2 MMDH en 2024).


Le Sahara compte aujourd’hui 16 points de débarquement des produits de la mer et l’aquaculture n’est pas en reste : la seule région de Dakhla abrite 240 fermes pour une production annuelle espérée de 92 000 tonnes et la création de 11 000 emplois directs et indirects.


Écoles pionnières et action sociale

Dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, le système des écoles pionnières a été généralisé aux 24 écoles primaires et 11 lycées. Idem pour les 183 écoles primaires et 31 lycées de la région Guelmim-Oued Noun.


Les facultés et les instituts spécialisés du Sahara ont accueilli en 2023-2024 quelque 11 126 étudiants et stagiaires et à elle seule, la Cité des métiers et des compétences (CMC) de Dakhla, inaugurée la semaine dernière, ouvre ses portes à près de 1 400 stagiaires dans 33 disciplines et spécialités.


L’infrastructure sanitaire du Sahara compte actuellement 87 établissement de soins de santé primaires et 17 sont en phase d’achèvement. Et cela ira nettement mieux avec le projet de deux CHU : celui de Laâyoune (plus de 2,3 MMDH et 376 lits) qui ouvrira avant la fin de l’année en cours, et celui de Guelmim (un coût de 2 MMDH et 500 lits) qui sera livré fin 2026. En plus de plusieurs centres hospitaliers régionaux ou provinciaux, 700 étudiants poursuivent leur parcours dans des facultés de médecine, d’ingénierie et de métiers de santé. La formation aux métiers de santé sera renforcée par des facultés de médecine prévues à Laâyoune et à Guelmim.


Selon Aziz Akhannouch, dans les trois régions du Sahara, l’État paient les frais d’adhésion à AMO-Tadamoune au profit de 70 000 assurés principaux, une couverture dont bénéficient leurs familles. On compte aussi, selon Akhannouch, 68 400 bénéficiaires des aides sociales directes.

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