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10.12.2024 à 15 H 31 • Mis à jour le 10.12.2024 à 15 H 31 • Temps de lecture : 2 minutes
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Affaire Pegasus : la ministre espagnole de la Défense critique les accusations sans preuves qui visent le Maroc

La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a exprimé son désaccord avec l'accusation du Parti populaire (PP-opposition), qui désigne le Maroc comme responsable de l'infection par le logiciel Pegasus sur les appareils mobiles du président du gouvernement, Pedro Sánchez, et d'autres ministres, y compris le sien.


Récemment, la Cour nationale a rouvert une enquête sur l'utilisation du programme d'espionnage israélien. Cette affaire avait été provisoirement archivée en juillet 2023 en raison du manque de coopération judiciaire de la part d'Israël. Elle a toutefois été réactivée après avoir reçu de nouvelles informations de la part des autorités françaises.


Le juge José Luis Calama a reçu une ordonnance d'enquête européenne (OEI) émise par la France, qui comprend des enquêtes sur de multiples infections de téléphones appartenant à des journalistes et à des personnalités publiques de ce pays. Robles a indiqué que le CNI (contre-espionnage espagnol) a fourni dix rapports au juge depuis le début de cette affaire, le plus récent ayant été présenté le 23 octobre.


Dans ce contexte, le PP a interrogé le ministre sur l'avancement de l'enquête et a suggéré qu'il y avait un lien entre le vol d'informations et les décisions liées à la politique étrangère espagnole. Le député du PP José Enrique Núñez Guijarro a souligné que 2,5 gigaoctets de données ont été volés sur le téléphone portable du président, soulignant qu'il s'agit d'une quantité importante d'informations personnelles.


En réponse à ces allégations, Robles a critiqué les accusations portées contre le Maroc sans preuves concrètes et a appelé à la prudence à cet égard. Elle a réitéré qu'il est de la responsabilité de la Justice de déterminer qui est coupable dans cette situation. En outre, elle a souligné que tant le Gouvernement que le CNI ont pleinement collaboré avec les autorités judiciaires et continueront de le faire. Selon ses mots, « c’est nous qui avons été touchés par ce préjudice ».

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