EP. 40
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n°1198.Frappe iranienne sur Jubail : ce que l’incendie de SABIC confirme du dilemme d’OCP
Au petit matin du 7 avril, moins de 24 heures avant l'ultimatum lancé par Donald Trump à Téhéran, des missiles balistiques iraniens ont frappé la cité industrielle de Jubail, dans la province orientale de l'Arabie saoudite. Des colonnes de fumée noire se sont élevées au-dessus des installations de SABIC, le quatrième groupe pétrochimique mondial, dont Saudi Aramco avait acquis 70 % des parts en 2020 pour 69,1 milliards de dollars (MM $).
Sept missiles ont été interceptés par la défense saoudienne, mais des débris ont atteint des infrastructures critiques, provoquant des incendies, des évacuations partielles et l'arrêt temporaire de plusieurs usines. Quelques heures plus tôt, des frappes israélo-américaines avaient visé le complexe gazier iranien de South Pars à Assaluyeh. Deux économies énergétiques se détruisent mutuellement, et le reste du monde paie l'addition.
Pour comprendre ce que cette frappe signifie pour le groupe OCP, premier exportateur mondial de phosphates, il faut d'abord mesurer ce qui brûle réellement à Jubail. Car l'essentiel de ce qui a été frappé n'est pas un site d'intrants d’engrais : c'est le cœur chimique de la civilisation industrielle moderne.
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