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SÉRIE EP. 1
30.09.2015 à 14 H 55 • Mis à jour le 23.12.2025 à 09 H 56 • Temps de lecture : 15 minutes
Par

Rapport Kroll.
Comment Terrab
a sauvé l'OCP

ENQUÊTE Commandité par Mostafa Terrab à son arrivée à la tête de l’Office chérifien des phosphates (OCP) en 2006, le rapport Kroll Talbot Hugues a servi de droit d’inventaire pour la transformation du numéro 1 mondial des phosphates. Récit exclusif sur les origines d'une métamorphose entrepreneuriale hors normes...
 


Bio Express
Mostafa Terrab
1992
Chargé de mission
au Cabinet royal.
1994
Prend la tête du secétariat exécutif du Sommet économique pour la région MENA.
1996
Membre du G14, le think thank de Hassan II qui a planché
sur les grandes réformes
économiques et sociales
de la fin des années 1990.
1998
Nommé à la tête de l'ANRT.
Il y mène la vente de la première licence GSM à Meditélécom.
2002
Quitte avec fracas l'ANRT
pour rejoindre la Banque Mondiale à Washington où
il prend en charge le programme InfoDev et pour occuper
la fonction de principal
spécialiste de la régulation.
2006
Il est rappelé par Mohammed VI pour diriger l'Office chérifien
des phosphates qui traverse
une grave crise de gouvernance.

« Si ça continue comme ça, ça va mal finir ». Qui parle ainsi de l’OCP en 2006 ? Un agitateur ? Un opposant ? Un syndicaliste ? Non : Mostafa Terrab, lui-même. Autant dire un homme du sérail. Une chose le différencie cependant de la plupart de ceux qui ont eu à gérer le mastodonte des phosphates : sa lucidité.


Dans les hautes sphères de Rabat, on s’est toujours méfié de Mostafa Terrab, « l’iconoclaste », même s’il a grandi à l’ombre du trône. Sa famille est intimement liée à Dar al-Makhzen, la maison royale, pour lui avoir donné de grands commis d’Etat. Lui, contrairement à d’autres enfants de la Cour, n’a pas fréquenté le collège des princes, mais il bénéficiera d’une bourse royale pour parfaire ses études aux Etats-Unis.


Terrab a la réputation d’être intègre et surtout très compétent. En 1999, son coup de maître dans la vente de la seconde licence de téléphonie mobile à l’espagnol Telefonica et à Portugal Telecom avait assis sa notoriété. Les plis de l’appel d’offres international étaient à peine décachetés que Hassan II, mis au parfum, avait même promis des « rivières d’abondance » à son cher peuple. Son dernier discours, prononcé le 8 juillet, était presque entièrement consacré à l’opération, exaltant les bienfaits de la transparence et du savoir-faire et, surtout, définissant l’utilisation de cette manne téléphonique.

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Par @MarocAmar
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Mohamed Drissi K. Direction artistique
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