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10.02.2023 à 11 H 49 • Mis à jour le 10.02.2023 à 11 H 50 • Temps de lecture : 2 minutes
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n°850.Benchaâboun: la décision royale publiée au Bulletin officiel

Le poste d’ambassadeur du Maroc en France a été officiellement dépourvu le 19 janvier dernier, suite à la publication de la décision royale au Bulletin officiel. La presse n’a pas tardé à interpréter cela comme une répartie de la diplomatie marocaine, les relations entre Rabat et Paris n’étant pas au beau fixe

Le roi Mohammed VI a officiellement mis fin aux fonctions de Mohammed Benchaâboun en tant qu’ambassadeur du Maroc en France, apprend-on d'un communiqué du ministère des Affaires étrangères du 19 janvier dernier, publié au Bulletin officiel.


Benchaâboun a pris officiellement poste en tant que président du Fonds Mohammed VI pour l'investissement, auquel il a été nommé le 18 octobre dernier.


« Suite aux instructions royales, il a été décidé de mettre fin à la mission de Mohamed Benchaâboun en tant qu'ambassadeur de sa majesté auprès de la république française et ce, à compter du 19 janvier 2023. Ce communiqué sera publié au Bulletin officiel », peut-on lire du communiqué.


Le traitement médiatique de la presse marocaine associe cette décision à la nouvelle résolution critique du parlement européen. En effet, le poste d'ambassadeur du Maroc en France a été dépourvu le même jour du vote de cette résolution. « Cela ne saurait être une simple coïncidence », avance un média francophone de la place, s'emportant dans une tirade sur une supposée colère du Maroc.


Une mauvaise interprétation, selon nos sources, ne semblant pas saisir l'envolée lyrique de la presse comme des réseaux sociaux sur le départ officialisé de Benchaâboun qui semble plutôt n'être que d'ordre procédurier.


D'autres médias cette décision intervient alors que les relations diplomatiques entre Rabat et Paris vivent un réchauffement. D'une part, pour la position ambivalente de la France sur la question du Sahara, son tropisme récent pour le voisin algérien, et la présumée implication du Maroc dans l'affaire de corruption au Parlement européen.


Le même texte, officialisant le départ d'un ambassadeur, est d'ailleurs utilisé dans d'autres circonstances, comme celui de l'Algérie par exemple.


Pour rappel, entre le Maroc et la France, la crise avait atteint son paroxysme, suite au vote de la résolution critique du parlement européen, très mal accueilli à Rabat. Le Maroc reproche notamment à la France d'avoir « orchestré » une campagne anti-marocaine à Bruxelles. « Dans les coulisses de cette décision se cache un pays que l'on croyait ami et partenaire sûr mais l'odeur du gaz lui a fait perdre sa tête  », a opiné Ahmed Touizi, un député de la majorité, en référence au rapprochement entre Paris et Alger.


Notons également que la résolution critique du Parlement européen est portée par une trentaine d’eurodéputés appartenant notamment au groupe Renew Europe, mené par Stéphane Séjourné, proche du président français, Emmanuel Macron.

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