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04.08.2016 à 13 H 41 • Mis à jour le 20.08.2016 à 13 H 56 • Temps de lecture : 2 minutes
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n°54.Quelles sont les garde-fous imposés aux médias lors de la campagne électorale ?

Du 25 aout au 6 octobre, les partis politiques vont se livrer une bataille à couteaux tirés sur les différents supports audiovisuels. Le Conseil supérieur de la communication (CSCA), l’organe de surveillance de la HACA, a fixé les règles du jeu. Les voici.

Du 25 août au 6 octobre, les partis politiques vont se livrer une bataille à couteaux tirés sur les différents supports audiovisuels. Pour garantir le pluralisme et arbitrer cette course aux urnes, le Conseil supérieur de la communication (CSCA), l’organe de surveillance de la HACA, a fixé les règles du jeu.

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Les lignes rouges

Tout en garantissant le droit d’accès pour toutes les formations politiques à l’antenne, le CSCA rappelle d’emblée aux opérateurs médias privés et publics que leurs émissions ne doivent pas toucher "les constantes du royaume" comme définies par la Constitution, ainsi qu’à l’ordre public. Ce rappel porte également sur l’interdiction de la divulgation des données protégées par la loi ou le recours à des levées de fonds.


Top chrono

Pour répartir équitablement le temps de parole, le CSCA a constitué trois pools de formations politiques. Le premier groupe est composé des partis qui disposent d’un groupe parlementaire dans l’une des Chambres du parlement et vont se partager équitablement 50 % de temps de parole. Les formations politiques qui ne disposent pas d’un groupe parlementaire vont monopoliser 30 % de l’antenne. Quant aux partis qui ne sont pas représentés dans l’une des Chambres devront se contenter de 20 % de temps de parole.


Le politiquement correct

Pour imposer la diversité dans les compagnes communication des partis, le CSCA a activé le levier de la langue et de la parité. En effet, lors des débats politiques, le tiers des invités, au moins, doit être composé des femmes, et les médias sont invités à programmer des débats qui portent sur la condition féminine au Maroc. Le cahier des charges de supports médias impose également l’usage de la langue amazighe ainsi que l’accès à l’information pour les personnes à besoins spécifiques (langage des signes, sous-titrage…)


Tu n’utiliseras point la religion

Si la production des émissions qui vont accompagner la compagne électorale est confiée exclusivement aux médias nationaux, ces derniers doivent communiquer à la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) les heures de diffusion de ces émissions. Pour mettre de l’ordre dans cette bataille médiatique, ces émissions ne doivent pas utiliser les symboles de la nation ou l’hymne national. Mieux, il est formellement interdit de diffuser des émissions tournées dans les lieux de culte ou dans des bâtiments officiels ou à vocation commerciale. Pour les partis qui ont choisi de produire leurs propres spots de compagne, ils doivent en délivrer le produit final à diffuser à la HACA qui doit en autoriser la diffusion.


Le Jour J

Concernant le jour du scrutin, il est formellement interdit aux médias audiovisuels de diffuser les résultats des sondages ou des estimations des résultats sur la base de l’interrogation des électeurs à la sortie des bureaux des élections. Enfin, les médias doivent s’abstenir de diffuser les commentaires, les communiqués ou autre déclaration des personnes chargées de surveiller le déroulement du scrutin.

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