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17.09.2019 à 21 H 18 • Mis à jour le 17.09.2019 à 21 H 19
Par
Scandale

Hicham Nejmi, favori d’Akhannouch à la Santé, débarqué suite à l’affaire d’Agadir

Les affaires se suivent et se ressemblent pour l’homme d’affaires et ministre qui ambitionne autant de placer ses pions à l’aune du prochain remaniement ministériel que de challenger le PJD aux législatives de 2021.


Son poulain désigné par le RNI pour remplacer au pied levé Anass Doukkali, partant du ministère de la Santé pour une série d’affaires qui ont endommagé gravement son mandat, a finalement été débarqué de son poste rapporte Le1.ma.


Le Pr. Hicham Nejmi, secrétaire général du ministère de la Santé, est depuis fin août mêlé à un sombre fait divers à Agadir . La défenestration (accidentelle ?) d’une jeune femme présente à ses côtés dans une chambre d’hôtel de la ville touristique l’a conduit au banc des accusés pour « déclaration de fausse identité », « allégations mensongères » et « non-assistance à personne en danger ».


Le procès qui a démarré ce mois devra déterminer les circonstances du drame et le degré d’implication du haut fonctionnaire membre du RNI, accusé entre autres, de s’être enregistré sous un faux numéro de carte d’identité dans le registre de l’hôtel et d’avoir prétendu ne pas connaître la victime.


Les images tirées des caméras de surveillance de l’établissement et les dépositions des protagonistes de l’affaire, ont, selon nos sources, fragilisé la thèse de l’accusé, poursuivi en état de liberté. Dans des déclarations à la presse, Le360 en l’occurrence, celui-ci avait jusqu’ici prétendu qu’il s’agissait d’un « pur accident » et qu’il ne connaissait pas la jeune femme qui a chuté de sa chambre d’hôtel.


Si un lobbying intensif auprès de médias proches du RNI a quelque peu mis en sourdine l’affaire malgré les circonstances aggravantes retenues par le parquet contre le n°2 de la Santé, on s’étonnait jusqu’ici du fait que ni le chef du gouvernement, ni le ministre Anass Doukkali, n’aient officiellement demandé à Hicham Nejmi de quitter ses fonctions.


La polémique a pourtant fait des vagues au sein même du parti de Aziz Akhannouch qui avait, assure-t-on, short-listé son poulain pour le remaniement ministériel qui se prépare.


Sous couvert d’anonymat, au sein du RNI, on évoquait pourtant « l’effet néfaste »dans l’opinion publique de l’implication dans ce scandale d’un de ses membres occupant un poste de très haute responsabilité dans l’administration, estimant que « sa démission s’impose logiquement au moment où l’affaire prend une tournure judiciaire défavorable à l’image du parti ».

 

Le journal électronique Le1.ma vient cependant d’assurer que le Pr Nejmi a été débarqué de son poste. « Il s’est avéré que Hicham Najmi, était en état d’ébriété avancé, quand il est arrivé à l’hôtel accompagnée de deux femmes, dont la victime. Il aurait également présenté une fausse identité à la réception. Puis contrairement à ses déclarations à la presse, le professeur Hicham Najmi, était bel est bien dans la chambre de la femme qui « s’était jetée » de la fenêtre. Et enfin, on apprend que l’accusé s’était enfui de l’hôtel après la chute de sa campagne », écrit la même source.


« Je vous promets de solliciter le portefeuille de la santé que nous remportions les élections en 2021 ou non. Notre parti a des compétences, c’est vous », ainsi Aziz Akhannouch, s’est-il exprimé, juillet dernier, devant 800 professionnels de la santé, en marge du 1er Forum national du RNI sur la gouvernance du secteur, rappelle-t-elle.


« La réputation de Aziz Akhannouch et de son parti va prendre un coup supplémentaire. Surtout quand la victime est elle-même membre actif du RNI », insiste à dire Le1.ma qui republie des photos disséminées sur les réseaux sociaux montrant que Nejmi connaissait bien la jeune femme qui s’est jetée du balcon de l’hôtel Tivoli d’Agadir et qu’elle est, elle-même, membre du RNI.



Cette affaire s’ajoute à celles qui minent actuellement la réputation et l’image d’Aziz Akhannouch, à savoir le rapport très critique de la Cour des comptes sur ses errances au ministère de l‘agriculture et de la pêche, ainsi que ses aveux d’entente illicite sur les prix du carburants suite à l’enquête diligentée par le Conseil de la concurrence sur les pratiques anti-concurrentielles d’Afriquia, la filiale de son groupe pétrolier Akwa Holding.


Lire aussi : Le Maroc paralysé par l’endogamie public-privé

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