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22.08.2022 à 14 H 01 • Mis à jour le 22.08.2022 à 14 H 01 • Temps de lecture : 2 minutes
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Diplomatie

La Chine déterminée à remporter le contrat du futur TGV Casablanca-Agadir

Pékin réitère sa volonté de réaliser, aux dépens de la France en froid avec Rabat, la deuxième ligne de train à grande vitesse(TGV) Al Boraq qui reliera Casablanca et Agadir, apprend-on ce lundi d’une interview avec l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Maroc, Li Changlin, réalisée par Hespress.


La Chine veut se positionner en partenaire stratégique pour le Maroc en misant, entre autres, sur le volet agricole. « Nous avons une grande expérience dans le domaine de la construction des barrages. Les responsables marocains doivent faire confiance à l’expérience chinoise pour que nous puissions travailler ensemble, afin que le Maroc sécurise ses besoins en blé, en céréales et en eau », a déclaré Li Changlin.


Par ailleurs, l’ambassadeur cite le projet de construction d’une nouvelle unité industrielle à Kénitra porté par le groupe chinois Citic Dicastal. Spécialisée dans le moulage et l’usinage de composants de châssis en aluminium, cette usine est dotée d’une capacité de production de 10 millions d’unités et permettra la création de 766 emplois directs qualifiés. Le groupe avait inauguré deux usines de fabrication de jantes en aluminium ayant nécessité un investissement de 3,5 milliards de dirhams et a permis la création de 1 200 emplois.


« Les entreprises chinoises considèrent le Maroc comme un pays essentiel, qui dispose de solides qualifications pour encourager l’investissement », confie l’ambassadeur. Pour rappel, le Maroc a signé en janvier de cette année un plan de mise en œuvre de « la Ceinture et de la Route » afin de favoriser l’accès aux financements chinois pour la réalisation de projets d’envergures au Maroc, ainsi que pour la facilitation des échanges commerciaux et l’établissement de co-entreprises dans différents domaines.

 

Ainsi, la Chine aspire, à travers plusieurs coopérations industrielles et agricoles, à renforcer sa présence au Maroc et à devenir un partenaire stratégique. Toutefois, elle fait partie des « nouveaux partenaires », évoqués par le roi Mohammed VI dans son discours du 20 Août, dont les positions sur l'affaire du Sahara sont jugées ambiguës, et qui sont appelés à clarifier leur positionnement.


Dans ce sens, Li Changlin a déclaré dons son interview qu’« au cours des cinq dernières années, nous avons voté en faveur des résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara, et nous sommes en faveur d’une solution politique permanente qui puisse satisfaire toutes les parties impliquées dans le conflit ». « Nous essayons de contribuer à construire une solution politique à ce dossier, et nous soutenons le retour du processus politique sur ce dossier conformément aux résolutions et recommandations onusiennes », s'est-il justifié.


Pourtant, Rabat de son côté, vient de réitérer sa position en faveur « d’une seule Chine », dans un contexte de tensions entre Washington et Pékin autour de Taïwan.


La Chine reste donc dans le camp des « indécis » au risque de voir sa popularité dans le royaume décliner, tout en multipliant ses coopérations avec le Maroc, à l'exemple du fameux projet de la cité Tanger Tech 

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