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13.07.2020 à 15 H 53 • Mis à jour le 13.07.2020 à 17 H 06
Par et
Intérieur

Le gouverneur de Casablanca-Anfa relevé de ses fonctions pour «mauvaise gestion du patrimoine architectural»

Rachid Afirat, nommé gouverneur de la préfecture d'arrondissements de Casablanca-Anfa par le Roi en août 2018, a été relevé de ses fonctions selon un communiqué du ministère de l’Intérieur. Motif officiel: sa mauvaise gestion du dossier de préservation du patrimoine historique et architectural de la ville de Casablanca...

D’après un communiqué du ministère de l’Intérieur relayé par la MAP, le gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa a été relevé de ses fonctions. Le motif : sa « mauvaise gestion du dossier de préservation du patrimoine historique et architectural de la ville de Casablanca ». Rachid Afirat avait été nommé par le Roi Mohammed VI en août 2018.


Rachid Afirat avait déjà été limogé, en 2009, par Chakib Benmoussa alors ministre de l’Intérieur. Celui qui était directeur du patrimoine au sein du ministère de l’Intérieur avait été à l’époque déclaré responsable dans une sombre affaire de divulgation de contenu de dossiers d’investissements.


Cette décision intervient quelques semaines après l’indignation suscitée par la démolition de bâtiments architecturaux de la ville de Casablanca, dans l’arrondissement de Casablanca-Anfa. Le premier, situé à l’angle des boulevards Zerktouni et Anfa, n’est autre que la villa Mauvillier qui date des années 30. D’autres bâtiments ont également été démolis par la suite. Entre temps, le 24 avril, un appel d’offres sera lancé pour l’Agence urbaine de Casablanca afin d’élaborer un guide de la rénovation et de la restauration du patrimoine architectural de Casablanca.


Une autre affaire est aussi évoquée officieusement pour expliquer le limogeage du gouverneur Rachid Afirat. Il s’agit du dossier de l’expulsion d’un avocat casablancais de son cabinet qu’il occupait depuis de longues années. Sans jugement du tribunal, ni consultation du bâtonnier, cet avocat avait été sommé de quitter son cabinet et des agents d’autorité se seraient chargés de vider ses bureaux.


Le 19 juin, une manifestation avait été organisée par les robes noires pour dénoncer ce qu’ils présentent comme étant « une exaction ». Une enquête menée par l’Inspection générale de la direction territoriale avait été ouverte pour déterminer les responsabilités. D’après des sources médiatiques, la décision aurait eu l’aval du gouverneur Rachid Afirat qui aurait ainsi intercédé en faveur du nouveau propriétaire de l’immeuble… 

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