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12.04.2018 à 00 H 37 • Mis à jour le 12.04.2018 à 00 H 41
Par
Religion

Un pasteur évangélique britannique refoulé du Maroc pour prosélytisme

Le pasteur pentecôtiste Colin Dye réclame une « véritable liberté de religion au Maroc » après qu'on lui a refusé l'entrée dans le pays et qu'il a été interrogé au sujet de rencontres informelles avec des chrétiens marocains durant ses fréquents séjours dans le royaume depuis le début de l'année

Colin Dye, pasteur principal de Kensington Temple, une église pentecôtiste multi-éthnique de Notting Hill à Londres, a été arrêté à son arrivée le 6 avril à l’aéroport de Fès-Sais, détenu pendant la nuit puis refoulé à bord d’un avion pour Rome le jour suivant, en dépit de l’intervention de trois avocats défenseurs des droits de l’homme. Il lui a été dit qu’il était interdit d’entrer dans le pays.


Habitué à se rendre au Maroc, Dye, animateur par ailleurs de la chaîne de télévision chrétienne arabe Kingdom Sat, avait, lors de ses allers retours fréquents dans le royaume depuis début 2018, rencontré nombre de responsables d’églises évangéliques non autorisées au Maroc.


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Il a reconnu à Christian Today qu’il était là « pour servir les dirigeants de l’église » et a déclaré : « Je demande au Maroc de mettre sa propre Constitution en pratique et de permettre la liberté de religion ».


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Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) avait timidement entrouvert le très délicat dossier des libertés religieuses et sexuelles il y a tout juste un an. Une réunion de l’instance avec une coordination de Marocains chrétiens avait eu lieu sans trop de publicité, le sujet étant encore manifestement sensible. « La stratégie est d’abord d’ouvrir le débat sur la liberté de conscience, les libertés individuelles comme le droit à l’orientation sexuelle », expliquait déjà le CNDH, mais de grands défis devront être surmontés dans une société encore corsetée sur ces questions jugées par la plupart des ONG locales encore « non prioritaires ».


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Fait inédit dans le royaume où l’Islam est religion d’Etat, des minorités religieuses jusqu’ici obligées d’exercer leurs cultes dans la discrétion la plus totale sous peine de poursuites judiciaires, et désormais organisées en une sorte de coalition, ont tenu un congrès fondateur le 18 novembre dernier à Rabat sous le thème : « La liberté de conscience et de croyance entre la controverse de la reconnaissance et le vivre ensemble »… 

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