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14.06.2019 à 16 H 16 • Mis à jour le 15.06.2019 à 02 H 39
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Grèves

Boycott des examens: Étudiants et médecins sous pression des autorités

Les autorités ont décidé d’exercer des pressions directes sur les étudiants en médecine appartenant au mouvement de boycott des examens universitaires, mais aussi sur leurs proches. Des auxiliaires d’autorité sont mobilisés dans ce sens, alors que des cas de menaces de représailles sont abondamment cités sur les réseaux sociaux…

L’étau se resserre de plus en plus sur les étudiants en médecine participant au mouvement contestataire qui perdure depuis plusieurs semaines. De sources proches, des agents d’autorité ont, de différentes manières, exercé des pressions sur les étudiants grévistes, soit en les contactant directement, soit en ayant recours à leurs parents pour les convaincre de mettre un terme à leur mouvement.


« Plusieurs membres de la commission nationale subissent différentes pressions (appels de numéros privés, visite d’auxiliaires d’autorité (moqadems). Nous avons même un audio à l’appui », nous affirme une source estudiantine, interne au centre d’hospitalier de Tanger.


L’audio en question (ci-dessous), que Le Desk a pu authentifier à la source, met clairement en scène un moqadem venu visiter une étudiante à son domicile familial à une heure avancée de la nuit pour lui annoncer qu’il est venu l’informer de la tenue des examens le lendemain, et qu’il est venu l’informer « dans son intérêt »…




Un cas loin d’être isolé. D’autres, similaires étant abondamment relevés sur les réseaux sociaux.


Par ailleurs, nous apprenons que le 13 juin, deux des membres de la commission nationale ont reçu, en lettre recommandée, des décisions à destination directe des parents des étudiants. La première concerne Aya G. , dont le père s’est vu notifier de la fermeture de son officine de pharmacie au sein de l’hôpital Cheikh Zayed de Rabat.


Le document daté du 12 juin, consulté par Le Desk, montre que la décision émane directement du wali de la région Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed Yacoubi. Celle-ci justifie d’une « irrégularité de contrat » liant le père de Aya G. et l’hôpital Cheikh Zayed. Elle se fonde également sur une dénonciation déposée aux services de la collectivité, le 10 juin, sans que le plaignant soit identifié.



Le deuxième membre de la commission nationale visé par les pressions est Ilias K. dont le père est médecin à la délégation de Berkane. Ce dernier a été suspendu, selon une lettre recommandée émanant du ministère de la Santé. Son cas devra être présenté en conseil de discipline. Il est reproché au médecin d’exercer dans le secteur privé, sans autorisation préalable.



Sur les réseaux sociaux, plusieurs étudiants en médecine affirment avoir également été invités à quitter leur logement au sein des résidences universitaires au motif d’avoir refusé de se présenter aux examens de fin d’année.


Par ailleurs, une importante mobilisation pour dénoncer la pression exercée sur les grévistes s’est organisée sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le hashtag #DoctorsUnderOppression a déjà comptabilisé plus de 10 000 tweets à la mi-journée…


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