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08.09.2017 à 17 H 58 • Mis à jour le 09.09.2017 à 12 H 29
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Persona non grata

La Tunisie expulse manu militari le prince Moulay Hicham

Les hommes qui sont venus l’arrêter à la piscine l’ont d’abord emmené dans sa chambre, pour qu’il se change et puisse faire sa valise, avant de le conduire dans un commissariat ou l’ordre verbal d’expulsion lui a été signifié. De là, il a été transporté à l’aéroport dans une voiture de police

Cinq policiers en costume cravate ont fait irruption ce midi à la piscine de l’hôtel Mövenpick, à Tunis, pour embarquer le prince Moulay Hicham. Le cousin germain du roi du Maroc était dans la capitale tunisienne pour y donner une conférence.


Le cousin de Mohammed VI  allait participer, à partir de dimanche à Tunis, à un forum organisé par l’Université de Stanford sous la houlette du Stanford Center on Democracy, Development, and the Rule of Law (CDDRL) qui y tient l’atelier global du Forum sur le leadership du réseau Omidyar (Omidyar Network Leadership Forum Global Workshop) consacré pour la première journée de dimanche aux tendances démocratiques au Moyen-Orient avec Abbas Milani et sur la transition démocratique de la Tunisie en particulier. Le lundi 11 septembre, la conférence connaitra les interventions de Francis Fukuyama et Larry Diamond sur la montée du populisme mondial. A noter que le CDDRL a été soutenu depuis sa création par la Fondation Moulay Hicham.



Après un passage au commissariat, Moulay Hicham, toujours escorté par des policiers, était en train d’être expulsé sur Paris, en fin de journée, sur un vol d’Air France, selon un témoin à l’aéroport de Tunis. Il avait débarqué de Paris ce matin même à Tunis et avait été contrôlé sans problème à son arrivée.


Moulay Hicham, surnommé parfois par la presse comme le « prince rouge » à cause de ses critiques à la façon dont la monarchie gère le Maroc, habite Boston, aux États-Unis, où il est chercheur à l’Université de Harvard.


Les hommes qui sont venus l’arrêter à la piscine l’ont d’abord emmené dans sa chambre, pour qu’il se change et puisse faire sa valise, avant de le conduire dans un commissariat ou l’ordre verbal d’expulsion lui a été signifié. De là, il a été transporté à l’aéroport dans une voiture de police. Ses accompagnateurs se sont toujours montrés polis.


Moulay Hicham a demandé à ce que l’ordre d’expulsion lui soit remis par écrit ou à ce qu’un procès-verbal soit dressé, mais les policiers ont refusé. A sa demande ils ont juste accepté de dire devant un micro, depuis l’aéroport, qu’il ne lui était reproché aucun délit de droit commun. Celui qui s’est présenté comme le chef d’escale d’Air France a ajouté qu’il s’agissait d’une « décision politique » sans plus de précisions.


Si tel est le cas, la décision n’a pu être prise à Tunis, qui n’a aucun contentieux avec Moulay Hicham, mais au Palais royal marocain qui se serait adressé aux autorités tunisiennes pour solliciter l’expulsion du « prince rouge », signale-t-on dans son entourage. Jamais auparavant Moulay Hicham, qui est aussi apparenté à la famille royale saoudienne, n’avait été expulsé ou refoulé de la sorte d’un quelconque pays.


Mise à jour : Selon des sources concordantes, le prince Moulay Hicham est arrivé à Paris en provenance de Tunis autour de 20 h 30 heure locale

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