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30.06.2025 à 12 H 10 • Mis à jour le 30.06.2025 à 12 H 51
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Énergie

Le Turc Karadeniz veut arrimer ses powerships au terminal GNL du port Nador West Med

Un powership FRSU du Turc Karadeniz

Alors que le Maroc accélère le déploiement de sa stratégie gazière, le conglomérat turc Karadeniz Holding, via sa filiale Karpowership, se positionne pour intégrer le projet de terminal Gaz naturel liquéfié (GNL) du port Nador West Med (NWM). Lors de l’Africa Energy Forum, tenu récemment en Afrique du Sud, ses représentants ont engagé des discussions avec les autorités marocaines pour proposer une solution clés en main : des centrales électriques flottantes alimentées au GNL, capables de produire plus de 400 mégawatts (MW) chacune, et opérationnelles en moins de 60 jours.


Déjà déployés dans une dizaine de pays, ces powerships fonctionnent en bicarburation (dual-fuel GNL ou fioul) et offrent une réponse immédiate aux tensions d’approvisionnement électrique que connaît le Royaume, notamment en attendant la mise en service de ses infrastructures lourdes. Le terminal du port NWM, prévu à l’horizon 2027 avec une capacité pouvant atteindre 750 millions de pieds cubes par jour, constitue la première brique de la feuille de route gazière marocaine, aux côtés d’un réseau de gazoducs et de la future centrale CCGT Nador (1 200 MW).


Bien que l’appel à manifestation d’intérêt lancé le 23 avril par le ministère de la Transition énergétique ne soit pas encore une procédure de sélection, il marque une étape stratégique. La Société financière internationale (IFC) pilote la structuration du projet pour en assurer la bancabilité. Dans ce cadre, la solution turque pourrait s’intégrer sous forme de FSRU (unité flottante de stockage et de regazéification) couplée à une barge de production, permettant un accès anticipé au GNL.


Ce rapprochement énergétique s’inscrit dans un contexte plus large de coopération turco-marocaine. La récente visite à Ankara du secrétaire d’État Omar Hejira a permis de fixer un objectif de 5 milliards de dollars (MM $) d’échanges bilatéraux, avec l’énergie et les projets liés au Mondial 2030 comme priorité. L’implantation d’un powership turc au port de Nador symboliserait ainsi une alliance stratégique autour de la sécurité énergétique et de l’innovation industrielle.

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