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15.03.2021 à 19 H 50 • Mis à jour le 16.03.2021 à 08 H 27
Par
Tribune

L’ex-cheffe de la diplomatie espagnole brocarde le Polisario

Ana Palacio, ex-ministre des Affaires étrangères espagnole a particulièrement critiqué les manœuvres de « judiciarisation » menées par le Polisario, notamment devant les instances européennes. Elle critique sévèrement le mouvement de Brahim Ghali «qui soutient le discours selon lequel le Maroc est un occupant»

Dans une tribune du Project Syndicate diffusée ce 15 mars dans de nombreux médias internationaux, Ana Palacio, ancienne cheffe de la diplomatie espagnole de 2002 à 2004, aujourd’hui conférencière invitée à l’Université de Georgetown aux Etats-Unis, est revenue sur les derniers développements que connaît le dossier du Sahara Occidental.


Palacio a particulièrement critiqué les manœuvres de « judiciarisation » menées par le Polisario, notamment devant les instances européennes. Pour elle, « exercer une pression économique sur le Maroc nuit massivement aux Sahraouis, que le Front Polisario prétend protéger ». « En fait, les Sahraouis ont été pris en otage par le Polisario afin de soutenir le discours selon lequel le Maroc est un occupant », affirme l’ancienne ministre des Affaires étrangères connue au Maroc pour avoir été un des acteurs-clés de la crise de l’Ilot Leila (Perejil) qui a failli en 2002 déboucher sur un affrontement armé entre Rabat et Madrid.


« C’est un récit qui n’est pas confirmé par le droit international », argumente-elle. « Le droit de l’occupation –  un corpus du droit international humanitaire –  n’est pas applicable. Sur les 47 résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le Sahara occidental adoptées depuis 1975, l’occupation n’a été mentionnée que dans deux d’entre elles –  en 1979 et 1980 –  toutes deux très controversées. Aucune des 69 résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental ne fait référence à l’occupation  », déroule l’ex-diplomate.


« Le statu quo au Sahara occidental –  et au Maghreb plus largement –  n’est pas durable. La guerre, si elle revenait, alimenterait l’instabilité politique dans toute la région », poursuit-elle. « Heureusement, le président américain Joe Biden a engagé publiquement son administration à relancer les négociations entre le Maroc et le Polisario. (Il ne semble pas susceptible d’annuler la reconnaissance par Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, comme l’Europe l’avait espéré.) », écrit-elle non sans satisfaction.


« L’UE devrait jouer un rôle de premier plan dans cette initiative. Les connexions de l’Europe au Sahara occidental –  et les valeurs fondamentales de l’UE –  n’exigent rien de moins », conclut-elle.


Ana Palacio défend de longue date le Plan d’autonomie proposé par le Maroc comme issue à cet interminable conflit régional. Avocate internationale, membre fondatrice de Palacio y Asociados (Madrid, Bruxelles, Washington), cabinet d’avocats spécialisé en droit européen, droit international public et arbitrage, est membre du Conseil international du Groupe OCP. Elle participe régulièrement à ce titre aux Atlantic Dialogues, la grand-messe annuelle du think tank Policy Center For The New South (ex-OCP Policy Center).

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