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29.10.2018 à 12 H 55 • Mis à jour le 29.10.2018 à 12 H 55
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Gaz

Miguel Angel Moratinos, lobbyiste comblé par Aziz Rabbah au profit de sociétés espagnoles

L'entrée réussie d'Enagás sur le marché marocain a été permise par l’intense lobbying déployé par l'ancien diplomate en chef espagnol auprès de Aziz Rabbah, révèle la presse espagnole

En juin dernier, Enagás et Elecnor ont remporté un contrat pour la construction d’un gazoduc au Maroc. Un projet subordonné aux résultats de prospection de la société Sound Energy dans le forage gazier de Tendrara, dans l’est du pays, à la frontière algérienne.


Le contrat Enagás et Elecnor, sous réserve du succès des forages, comprend la construction et la maintenance pendant 15 ans d’un pipeline de 20 pouces d’une longueur de 120 kilomètres, de Tendrara à Ain Beni Mathar , où il serait raccordé au gazoduc Maghreb-Europe qui prend son départ Algérie.


Lire à ce propos : Les « princes de Talsint » dans le futur jackpot de Sound Energy


Le marché obtenu par ces deux sociétés espagnoles cotées en bourse est le fruit de l’intense travail de lobbying effectué par Miguel Angel Moratinos , ancien ministre des Affaires étrangères de 2004 à 2010, qui conseille le consortium espagnol en tant que consultant stratégique, selon des sources officielles citées par El Confidencial.


Pendant quelques années, le politicien socialiste a canalisé son activité privée par le biais du cabinet de conseil ICP. Ce contrat en est l’illustration permettant à des intérêts espagnols de pénétrer les marchés marocains, comme en témoigne le fait que c’est le propre PDG d’ Enagás, Marcelino Oreja, qui gère ce contrat comme le lait sur le feu.


Selon des sources bien informées du processus, l’intervention de Moratinos a été essentielle pour obtenir l’approbation du ministre de l’Énergie Aziz Rabah, imposant ainsi les Espagnols face à la concurrence d’autres consortiums de capitaux français.


El Confidencial ajoute que ce premier jalon laisse à penser que Moratinos pourrait aspirer à concourir aussi au nom des sociétés espagnoles pour la concession du gazoduc Europe-Maghreb qui s’achève en 2021 et dont le Maroc reprendrait ainsi le contrôle.

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