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29.05.2019 à 17 H 34 • Mis à jour le 29.05.2019 à 17 H 34
Par
France

Procès Balkany: Joutes oratoires au sujet de la villa de Marrakech

Nouvelle audience dans le cadre du procès contre Patrick et Isabelle Balkany. Le couple risquant jusqu’à 10 ans de prison, pour blanchiment et corruption. Pour cette séance, les discussions ont exclusivement porté sur la villa Guycy acquise par le couple à Marrakech. Des journalistes ont noté, sur Twitter, le déroulé de l’audience.


Accusé d’être le faux nez de l’affaire, le promoteur saoudien Mohamed Al Jabah, également présent lors de l’audience et poursuivi pour corruption active pour avoir réglé une partie du prix de la villa de Marrakech en échange de détails de paiement supplémentaires dans un marché immobilier à Levallois, commune dirigée par Balkany.


Face au juge, Jean-Pierre Aubry tout d’abord. Celui-ci était à l’époque directeur de la Semarelp (société en charge de l’aménagement de Levallois). Il est accusé d’être derrière la réalisation du montage opaque ayant permis l’acquisition du riad de Marrakech. Celle-ci est détenue par une SCI marocaine, propriété quant à elle d’une société panaméenne Haydrige qui est au nom de Aubry, homme de confiance de Patrick Balkany, comme Le Desk l’avait décrit dans son enquête :


INFOGRAPHIE VIDEO : L’usine à gaz du montage financier


Aux questions du juge et des avocats, Aubry avoir été approché par Mohamed Al Jaber pour qu’il lui achète un bien au Maroc, et donc la villa de Marrakech. Le juge aura beau rappeler que le vendeur du riad marrakchi (Mohamed Bennouna, ndlr) déclare avoir vu les Balkany deux ou trois fois avant la vente, Aubry campe sur ses positions. « Il l’a acheté. Il voulait peut-être la louer », lance-t-il pour justifier le fait qu’aucune visite n’a été faite par le Saoudien.


Pour Mohamed Al Jaber, tout ceci serait à 100 % faux. « Ça fait quatre ans que je vis un cauchemar d’allégations 100 % fausses et j’ai eu peur de mourir avant de pouvoir m’expliquer et que ma famille ait à subir la honte », déclare-t-il par le biais de son interprète.



Il explique comment il a eu l’idée d’investir en France, par l’intermédiaire d’un de ses associés qui lui conseille de visiter la ville de Levallois. Cette visite aurait été « très bien organisée, avec un cortège de motards, vraiment VIP », ajoute-t-il. C’est là qu’il rencontrera pour la première fois Patrick Balkany et qui lui explique le projet qu’il devra reprendre.


Concernant le fait que Al Jaber serait propriétaire de la villa au Maroc, il rappelle qu’il a des biens dans huit villes à travers le monde, en France, au Portugal, aux Etats-Unis ou en Autriche, mais aucune au Maroc. « Toutes mes maisons et sociétés sont à mon nom », insiste-t-il.



Face à ces déclarations, Balkany a choisi l’offensive en rappelant que l’homme d’affaires saoudien « a des procès partout et qu’il ne paie pas ses dettes », dans une ambiance pour le moins théâtrale.


Une prochaine audience, le lundi prochain, devrait également être consacrée à la villa de Marrakech des Balkany et à son acquisition douteuse…

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