EP. 1
En cours
au Cabinet royal.
sur les grandes réformes
économiques et sociales
de la fin des années 1990.
Il y mène la vente de la première licence GSM à Meditélécom.
pour rejoindre la Banque Mondiale à Washington où
il prend en charge le programme InfoDev et pour occuper
la fonction de principal
spécialiste de la régulation.
des phosphates qui traverse
une grave crise de gouvernance.
« Si ça continue comme ça, ça va mal finir ». Qui parle ainsi de l’OCP en 2006 ? Un agitateur ? Un opposant ? Un syndicaliste ? Non : Mostafa Terrab, lui-même. Autant dire un homme du sérail. Une chose le différencie cependant de la plupart de ceux qui ont eu à gérer le mastodonte des phosphates : sa lucidité.
Dans les hautes sphères de Rabat, on s’est toujours méfié de Mostafa Terrab, « l’iconoclaste », même s’il a grandi à l’ombre du trône. Sa famille est intimement liée à Dar al-Makhzen, la maison royale, pour lui avoir donné de grands commis d’Etat. Lui, contrairement à d’autres enfants de la Cour, n’a pas fréquenté le collège des princes, mais il bénéficiera d’une bourse royale pour parfaire ses études aux Etats-Unis.
Terrab a la réputation d’être intègre et surtout très compétent. En 1999, son coup de maître dans la vente de la seconde licence de téléphonie mobile à l’espagnol Telefonica et à Portugal Telecom avait assis sa notoriété. Les plis de l’appel d’offres international étaient à peine décachetés que Hassan II, mis au parfum, avait même promis des « rivières d’abondance » à son cher peuple. Son dernier discours, prononcé le 8 juillet, était presque entièrement consacré à l’opération, exaltant les bienfaits de la transparence et du savoir-faire et, surtout, définissant l’utilisation de cette manne téléphonique.
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@MarocAmar

