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SÉRIE EP. 2
26.07.2025 à 15 H 54 • Mis à jour le 18.08.2025 à 12 H 51 • Temps de lecture : 19 minutes
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Sidi Ifni, ou l’attente infinie

SÉRIE D'ÉTÉ Ancienne enclave espagnole nichée entre l'Atlantique et l'Atlas, Sidi Ifni déploie son patrimoine architectural, ses plages étendues et un indéniable potentiel touristique. Mais derrière cette image chargée de promesses, la ville attend toujours ce coup de pouce qui lui permettrait, enfin, de prendre son envol

En cette après-midi estivale, le soleil caresse de ses rayons les façades Art déco des vieilles bâtisses de Sidi Ifni, vestiges d’un passé colonial qui semble suspendu dans le temps. Dans cette ville tranquille, où les heures s’égrènent à un rythme indolent, la frénésie urbaine n’a pas vraiment droit de cité. Le lieu le plus animé est le marché municipal, autre héritage de la présence espagnole, où se regroupent bouchers, poissonniers et commerces de fruits et légumes, ainsi que des petits restaurants proposant des menus sans audace, entre tajines, fritures et grillades de poissons.

Le marché municipal de Sidi Ifni, le lieu le plus animé de la ville. Crédit : Lina Ibriz / Le DeskLe marché municipal de Sidi Ifni, le lieu le plus animé de la ville. Crédit : Lina Ibriz / Le Desk

Depuis cet espace commerçant s’étire l’artère principale de la ville, jusqu’au siège de la commune, bâtiment portant également l’empreinte ibérique. Au centre est posée la Place Hassan II, un grand jardin anciennement nommé Plaza de España, et où se dresse une stèle en marbre gravée des noms de plus d’une centaine de combattants des Aït Baamrane, martyrs des guerres de libération. 


À cette reconnaissance solennelle, destinée à ancrer dans la mémoire des jeunes générations le poids historique de la cité, répond, de l’autre côté de la place, la sculpture « I love Sidi Ifni », dans un écho de modernité au contraste presque incongru.

La place Hassan II. Crédit : Lina Ibriz / Le DeskLe jardin de la Place Hassan II, lieu emblématique de Sidi Ifni. Crédit : Lina Ibriz / Le Desk

Là, dans ce qui est appelé le « Quartier administratif », s’alignent par grappes des petits cafés qui semblent être la principale attraction des jeunes et des moins jeunes, et où les conversations se mêlent au tintement des verres de thé. Quelques passants glissent paresseusement entre les façades blanches d’écume et bleues d’azur, en écho à la mer toute proche. Dans cette petite ville perchée sur les falaises de l’Atlantique, loin du clinquant et du spectaculaire, le calme est à peine troublé par le vrombissement du moteur d’une voiture ou d’un cyclomoteur. 


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