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29.04.2017 à 09 H 33 • Mis à jour le 30.04.2017 à 09 H 33 • Temps de lecture : 7 minutes
Par La rédaction

29.04 – Jour 20 : Ouyahia s’engage à ne pas rester au pouvoir à vie, Ould Abbès confond le FLN et l’État

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), à Bab El Oueld (Alger) : « Il ne faut pas céder au pessimisme à cause de la situation du pays. Nous continuons à militer pour la défense de toutes les couches de la société. Nous voulons que le pouvoir d’achat des Algériens s’améliore. Le pays qui ne prend pas soin de sa jeunesse risque de disparaître. Nous voulons que nos jeunes travaillent et qu’ils ne partent pas ailleurs ». À la radio, elle a déclaré qu’elle est une militante de terrain. « J‘adore le travail de proximité, discuter avec les gens. La place de notre parti, parmi la population, s’est énormément élargie. Cela confirme la justesse du diagnostic que nous faisons de la situation de l’Algérie », a-t-elle souligné.

Abdelmalek Bouchafa, premier secrétaire du FFS, à Annaba : « Il faut construire un consensus économique qui protège les secteurs stratégiques et qui ne mène pas vers la fermeture des entreprises nationales. Tout recul risque de compromettre la souveraineté et les richesses du pays. Nous poursuivons la mobilisation des forces vives du pays pour protéger les acquis nationaux. Nous soutenons le secteur privé national qui apporte réellement une valeur ajoutée, qui garantit les droits pour ses salariés et qui respecte les relations de travail ». Il a estimé que le FFS, qui milite aussi pour « un consensus national et populaire », offre « une alternative démocratique pacifique  » et refuse « le changement négatif  ». « Pour régler la crise actuelle, il est nécessaire de trouver une solution à la crise morale et politique avant de chercher des solutions à la crise économique », a-t-il souligné.

Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, à Tizi Ouzou : « Nous n’allons pas rester au pouvoir pendant 100 ans, sinon les élections ne servent à rien. Le choix du peuple doit passer par les urnes. Si nous perdons les élections, nous rejoindrons l’opposition. La nouvelle Constitution garantit au citoyen l’existence d’un système démocratique et la liberté d’expression ». À Boumerdès, il a annoncé que les nouveaux députés vont voter la loi portant création de l’Académie de la langue amzighe. « Tamazight sera enseignée partout et sera le ciment de l’Algérie. Et qu’on arrête de se quereller sur la manière d’écrire tamazight. Vive l’Algérie qui a réussi à éloigner tamazight des manœuvres politiques », a-t-il dit. Il a rappelé le rejet de son parti du recours à l’endettement extérieur « parce que l’Algérie a encore les moyens de relancer son économie  ».

Abdelmadjid Menasra, tête de liste de l’Alliance MSP-Front du changement, à Alger : « Est-ce que la solution est dans le fait de rester à la maison et de refuser de voter ? Assister en spectateur et garder le silence constituent-ils des solutions ? L’abstention peut-elle changer les choses ? Comment faire pour transformer ce refus, cette colère et cette protestation en acte électoral mais pas en anarchie ou en violence porteuse de destruction ? Notre programme traduit les préoccupations des citoyens. Nous les avons écoutés avant de l’élaborer ».

Mohcine Bellabas, président du RCD, à Alger : « Plus que jamais, les jeunes doivent s’impliquer dans la vie politique et contribuer au changement dans le pays. Cela commence par la participation au scrutin du 4 mai prochain. La migration clandestine et le suicide sont l’expression d’un certain désespoir chez nos jeunes ». Il a prévenu contre « les discours défaitistes », et a proposé l’instauration d’un impôt sur la fortune et a appelé à l’encouragement de l’investissement dans les énergies renouvelables et dans le tourisme. « Nous devons moderniser le secteur de l’éducation. Nous proposons une scolarité obligatoire à partir de l’âge de 5 ans », a-t-il dit.

Abderrazak Makri, président du MSP, à Alger : « Nous sommes venus pour servir le pays avec nos hommes et notre programme. Il y a des partis qui ont été incapables de produire des programmes, des idées. Nous avons, dans chaque wilaya, proposer les meilleures compétences dans les listes électorales. Des candidats propres. Les gens nous ont dit qu’ils allaient voter pour nos candidats parce qu’ils ont déjà fait beaucoup de choses dans leurs wilayas. À Alger, nous avons choisi un élève de Cheikh Mahfoud Nahnah, Abdelmadjid Menasra ». Les patriotes doivent, selon lui, se rassembler après les élections « pour servir le pays ». À Sétif, il a estimé que les Algériens qu’ils soient arabes ou amazigh doivent avancer main dans la main. « Ils sont tous algériens et unis sous la bannière de l’islam. Rien ne doit les séparer. L’Algérie restera unie  », a-t-il déclaré.

Amar Benyounes, président du Mouvement populaire algérien(MPA), à Constantine : « L’entreprise doit être au cœur du projet économique national. On doit casser les tabous par rapport à l’entreprise privée. Notre projet est construit autour de deux axes : l’efficacité économique et la justice sociale. Le fruit de l’investissement économique doit être équitablement distribué sur la société algérienne ».

Amar Ghoul, président de Tajamou amal el jazair (TAJ), à Sétif : « Nous proposons de créer à Sétif le pôle d’une smart city où seront rassemblés tous les jeunes qui ont des compétences et de la créativité pour travailler dans l’espace électronique, virtuel et numérique ». Les jeunes doivent, selon lui, prendre le pouvoir. « Le moment est venu de donner la parole aux jeunes qui doivent conquérir toutes les assemblées élues et les institutions », a-t-il appuyé.

Mohamed Said, président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), à Sétif : “Nous plaidons pour un changement pacifique dans le pays et pour la construction de l’État de droit à partir de la légitimité populaire véritable. Le changement doit être l’œuvre de compétences nationales honnêtes pour permettre au pays de redémarrer sur de bonnes bases“.

Djamel Ouled Abbes, secrétaire général du FLN, à Alger : « Le destin de l’Algérie est lié aux élections législatives du 4 mai. J’appelle tous les citoyens à aller voter. La forte présence des militants, des jeunes, des femmes et des moudjahidine à ce meeting est la preuve que le peuple est satisfait par le choix que nous avons fait des candidats. Nous disons qu’il faut transmettre le flambeau aux jeunes. Des jeunes qui doivent défendre un principe cardinal : l’unité nationale  ». Il a ajouté que les Algériens sont unis. « Ils ne sont séparés ni par le régionalisme ni par la langue », a-t-il appuyé. Répondant aux critiques qui l’ont ciblé, Ouled Abbes a déclaré : « Le FLN est État et demi, reste aux autres de nous respecter. C’est tout. Nous avons 14 ministres au gouvernement et nous appliquons le programme du président de la République. Nous veillons à garder notre place ».

Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA), à Tablat (Médéa) : « La souveraineté du peuple et le pouvoir du peuple doivent être repris. Un député peut changer beaucoup de choses à travers les lois qu’il vote. Nous voulons que l’Algérien devienne maître dans son pays grâce à la force de la loi ». Une grande partie du budget de l’État doit, selon lui, être consacrée aux transferts sociaux. « Nous militons pour le droit à une vie meilleure pour les Algériens. La justice sociale ne doit se concrétiser qu’à travers l’implication de tous les citoyens », a-t-il souligné.

Abdallah Djabbalh, président du front El Adala, à Bordj Bou Arreridj : « Nos élites sont devenues suivistes et copient ce que produisent les penseurs et les hommes politiques occidentaux. Elles prétendent que l’islam n’a pas de rapport avec la politique. Pour elles, la religion se résume à des rites et à une responsabilité individuelle. À leurs yeux, la religion n’a pas de lien avec le système de gouvernance ou avec l’économie. Ceci est un gros mensonge. L’islam est une voie, une législation et un système ». Il a appelé à « renforcer les liens de fraternité » entre Algériens et à transmettre « la culture de la consultation » au sein de la société.

Belkacem Sahli, secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), à Grarem Gouga (Mila) : « Nous sommes contre les partis qui utilisent les éléments de l’identité nationale, la religion et la Révolution de 1954 comme fonds de commerce. Tous ces éléments appartiennent aux Algériens. Il ne faut pas s’en servir pour servir des intérêts politiques étroits  ». L’ANR oeuvre, selon lui, pour l’encouragement de l’investissement, l’approfondissement des réformes économiques, la moralisation de l’action politique et le soutien à la liberté de la presse.

Les personnalités qui ont appelé au boycott des élections législatives du 4 mai poursuivent leur tournée dans les wilayas. Après Adrar, le groupe de Samir Benlarbi et de Sâad Bouakba était ce vendredi 28 avril à Batna. Ce samedi 29 avril, avant dernier jour de la campagne électorale, ils seront à Annaba pour expliquer leur choix politique de bouder les urnes.

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