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28.11.2017 à 17 H 56 • Mis à jour le 28.11.2017 à 17 H 57
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Conclave

Après Tanger-Tech, Elalamy et El Omari s’affichent au CAIF de Marrakech

Moulay Hafid Elalamy accueillant Ilyas El Omari au CAIF de Marrakech le 27 novembre 2017. MIC
Le patron du PAM et président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima s’est montré à la 2ème édition du China Africa Investment Forum (CAIF) principalement organisée par le Ministère de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l'Économie Numérique à l’initiative de Moulay Hafid Elalamy

« Marrakech accueille la 2ème édition du China Africa Investment Forum (CAIF) co-organisée par le Ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie Numérique, Jeune Afrique Media Group et BOAO Business Consulting », ont annoncé ses organisateurs. Il faut dire que l’évènement bénéficie du haut patronage du roi Mohammed VI et voit la participation des habituels tycoons marocains : Moulay Hafid Elalamy en sa qualité de maitre de céans, Othman Benjelloun dont le groupe bancaire est un des sponsors officiels du forum, Aziz Akhannouch, mais aussi Mustapha Bakkoury pour l’agence Masen, Saïd Ibrahimi, PDG de Casablanca Finance City Authority et étonnamment …Ilyas El Omari qui y a passé une tête… 


Dès l’été, alors que Le Desk soulevait au même moment des questions dérangeantes sur le projet de la Cité Mohammed VI Tanger-Tech, le ministre de l’Industrie annonçait par un tweet l’organisation d’une seconde édition du CAIF, après celle de novembre 2015 labellisée Sino-African Entrepreneurs Summit (SAES)… 



« L’initiative d’organiser cette seconde édition du CAIF, s’inscrit dans une démarche volontariste du Royaume du Maroc, qui consacre la coopération sud-sud comme base essentielle de co-émergence, pour notre continent », a indiqué Moulay Hafid Elalamy dans son discours d’ouverture dans lequel il a égrené la forte implication de la Chine en Afrique et la vision marocaine dans ce domaine caractérisé par un chapelet de projets d’investissement et conventions de partenariat signés ces dernières années avec des pays du continent.


Lire aussi  : Tanger Tech : contrevérités et approximations des officiels


Elalamy a notamment cité, concernant la coopération entre Rabat et Pékin, « le lancement, en mars 2017, de la ville industrielle : Cité Mohammed VI Tanger-Tech, qui traduit aussi le déploiement du partenariat stratégique maroco-chinois ».


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Depuis de nombreuses d’années, c’est cependant le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) qui tient le haut du pavé des relations Chine-Afrique. Organisé tous les 3 ans depuis 2000, le FOCAC est devenu un évènement clef pour les économies et diplomaties chinoises et africaines reflété par le nombre de présidents participants. D’importants accords d’entraide et d’importants contrats sont annoncés à chaque forum.


Dans son discours inaugural du meeting de Marrakech, Moulay Hafid Elalamy le mentionne opportunément puisque c’est à l’occasion de la dernière édition tenue en 2015 à Johannesburg que le roi Mohammed VI y avait adressé un important message, cité par son ministre. Et c’était d’ailleurs dans ce contexte que Pékin avait annoncé un plan d’investissement de 60 milliards de dollars pour le continent noir, qui avait, selon les dires d’El Omari suscité le projet Tanger-Tech.


Pour annoncer le CAIF de Marrakech, la presse avait illustré ses articles d'images du FOCAC de Johannesburg ajoutant à la confusion. DR


Alors que cette référence au FOCAC a semé la confusion à Marrakech, certains participants ayant trop vite fait le lien entre les deux conclaves que tout sépare, à Pékin justement se tenait le 24 novembre la rencontre des officiels du FOCAC co-présidée par Chen Xiaodong, ministre chinois des Affaires étrangères… Au CAIF d’Elalamy, ni les représentants de haut niveau chinois, ni des groupes industriels ou financiers de premier plan habitués du FOCAC, et encore moins le groupe Haite qui promet de bâtir la cité Tanger-Tech n’y ont été remarqués.


Fin juillet, en pleine bourrasque de l’affaire Tanger Tech, Ilyas El Omari assurait que la société Holding SA TT formant le projet « sera constituée dans 15 jours (…) son siège est à Tanger et les équipes marocaines et chinoises y sont déjà à pied d’œuvre » avait-t-il poursuivit. On l’attend toujours. Cela ne l’a pas empêché de s’inviter en guest star à ce nouveau pince-fesses sino-marocain.