EP. 3
En cours
Affaire Barid Al-Maghrib : la négligence coupable de PwC dans le contrôle de Chronopost
Création : Le Desk
Au cœur de l’affaire Barid Al-Maghrib (BAM), révélée par Le Desk (lire les deux volets de notre enquête ici et ici), on retrouve le bureau marocain de PricewaterhouseCoopers (PwC). Celui-ci agissait en tant que commissaire aux comptes et a donc validé ceux de Chronopost, filiale conjointe des postes marocaine et française spécialisée dans la messagerie internationale. Problème de taille : ces comptes étaient grossièrement falsifiés et ce sur plusieurs exercices consécutifs.
Pour rappel, le dossier qui suit toujours son cours en justice, regroupe à la fois des faits de chantage, de tentatives d’assassinat et de menace d’attentat, orchestrés par des faussaires épaulés par des tueurs à gages ayant mis une cible sur la tête de dirigeants de Chronopost pour dérober des millions de dirhams à Chronopost. Les fraudeurs, l’ex-DAF par intérim, Abdelilah Guigui, cumulant la fonction de responsable de la comptabilité et l’ancien trésorier de Chronopost, Mohamed Lakhal, avaient ainsi engagé des sicaires pour déstabiliser la direction. Une manœuvre de diversion destinée à éloigner par le chaos la hiérarchie de son travail aux fins de siphonner les comptes de l’entreprise à leur guise.
Comme déjà expliqué, le mode opératoire consistait essentiellement à falsifier des requêtes de mises à disposition d’argent auprès de guichets bancaires, des ordres virements au nom de sociétés fictives et pour combler le trou dans la caisse, à caviarder des relevés de comptes.
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@soufianesbiti