EP. 2
En cours
L’histoire est digne d’un thriller sur la mafia : le braquage d’une institution publique, en l’occurrence Chronopost, filiale de Barid Al-Maghrib et où Géopost, branche de la Poste française, s’invite à hauteur de 33 % dans l’actionnariat.
Comme nous le révélions précédemment, Chronopost a été victime d’une série de détournements de fonds orchestrés par des tueurs à gages et des fraudeurs en série chargés en interne de la gestion de ses finances. Au sein de l’entreprise, en mal de gouvernance, ce sont une multitude de failles qui ont permis à des professionnels de la fraude d’encaisser des dizaines de millions de dirhams en cash et par virements.
Dans cette affaire, au banc des accusés, puis jugés coupables, ce sont aussi des victimes, dont la signature, ayant servi aux détournements, a été falsifiée : le directeur général de Chronopost, Abderrahim El Idrissi et le directeur Activités Points Relais, Fethi Doumar, passeront deux ans en préventive, avant d’être condamnés par le tribunal à un an ferme pour « négligence grave ». Pour eux, l’accusation de dilapidation d’argent public et malversations n’a pas été retenue.
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