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SÉRIE EP. 3
02.08.2025 à 21 H 03 • Mis à jour le 18.08.2025 à 12 H 51 • Temps de lecture : 16 minutes
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Tan-Tan Plage : promesses non tenues

SÉRIE D'ÉTÉ Ville nouvelle débordant de promesses, Tan-Tan Plage se rêvait en station balnéaire florissante apte à booster le tourisme de toute une région. Mais pour l’instant, El Ouatia n’a réussi qu’à devenir qu’une étape dans le circuit des touristes, aux prises avec un malaise socio-économique latent. Reportage

Dans l'imaginaire collectif, nourri de cartes postales idylliques, le littoral du Sud marocain est une enfilade de plages immaculées, prises d'assaut par une foule d’estivants, sous les rayons ardents d’un soleil qui règne en maître absolu. Une vision romancée qui se heurte parfois à une réalité bien différente. « Vous savez, ici, en juillet, ce n'est pas vraiment l'été », lance ce loueur de parasols, une pointe de résignation dans la voix. Et pour cause, en plein été, son activité flirte avec le chômage technique.


Ici, le ciel drapé d'un gris uniforme, les nuages bas qui s'attardent paresseusement et une brise à la fraîcheur inattendue viennent battre en brèche les clichés sur les températures suffocantes du grand sud. Bienvenue à la plage El Ouatia, cette extension maritime de la ville de Tan-Tan, nichée au cœur de la région de Guelmim-Oued Noun.

Sous le ciel gris, la plage d'El Ouatia, à l'entretien pour le moins négligé. Crédit : Sami Lakmahri / Le DeskSous le ciel gris, la plage d'El Ouatia, à l'entretien pour le moins négligé. Crédit : Sami Lakmahri / Le Desk

Sous ces cieux maussades, quelques enfants, insensibles aux caprices météorologiques, batifolent dans le sable de cette vaste plage bordée par une corniche, et des baigneurs épars s'aventurent dans les eaux fraîches de l’Atlantique. D'un ton empreint d'une certaine fatalité, il nous explique que la saison estivale ne bat pas encore son plein. « Revenez à partir de la mi-août. En général, il fait plus beau, et vous verrez plus de monde. La plupart des visiteurs viennent de Guelmim, parfois même de Es-Semara, pour profiter de la mer  », nous conseille-t-il, un sourire timide aux lèvres.


À quelques pas de là, un homme d'une quarantaine d'années, l'air affable, propose à la location des appartements pour un prix étonnamment modeste. Selon ses dires, la plupart de ces logements restent inoccupés à cette période de l'année, confirmant ainsi que, décidément, El Ouatia, en ce début du mois de juillet, ne parvient pas à attirer les foules, réservant son charme discret pour une poignée d'initiés.

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