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12.07.2021 à 22 H 35 • Mis à jour le 13.07.2021 à 18 H 01
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Liberté de la presse

Affaires Raissouni-Radi: la mise en garde de Washington à Rabat

Washington se dit « déçu » par la dernière condamnation du journaliste Soulaiman Raissouni, condamné à 5 ans de prison pour viol, et affirme suivre l'affaire Omar Radi, également poursuivi pour des motifs similaires. Le Département d'État estime que ces affaires sont en contradiction avec la promesse de la Constitution de 2011 et le programme de réformes mené par Mohammed VI

Dans sa déclaration faite lors du point de presse du Département d’État américain de ce lundi, Ned Price, porte-parole de la diplomatie américaine, a abordé la dernière condamnation du journaliste Soulaiman Raissouni.


Washington se dit « déçu » par la condamnation, vendredi, de Soulaiman Raissouni, l’ex-rédacteur en chef d’ Akhbar Al Yaoum, titre aujourd’hui disparu. « Nous notons que Soulaiman Raissouni a allégué qu’il y a eu des violations des garanties d’un procès équitable. Nous pensons que le processus judiciaire qui a conduit à ce verdict contredit la promesse fondamentale du système marocain de procès équitables pour les personnes accusées de crimes, et il est en contradiction avec la promesse de la Constitution de 2011 et le programme de réformes mené par le roi Mohammed VI », a déclaré le porte-parole du département d’État, Ned Price.


« Nous sommes également préoccupés par l’impact négatif de l’affaire sur les libertés d’expression et d’association au Maroc. La liberté de la presse est fondamentale pour des sociétés prospères et sûres, et les gouvernements doivent veiller à ce que les journalistes puissent exercer en toute sécurité leurs rôles essentiels sans craindre des violences ou des menaces », souligne-t-on. « Nous suivons de près cette affaire  (Soulaiman Raissouni, ndlr) comme celles d’autres journalistes actuellement en détention, celle d’Omar Radi y compris. Nous avons fait part de ces préoccupations au gouvernement marocain et continuerons de le faire », indique Ned Price.


Cette déclaration de la diplomatie américaine intervient après la condamnation de Soulaiman Raissouni à cinq ans de prison pour des accusations d’attentat à la pudeur et de « viol » contre un militant LGBT, Adam Muhammed, survenue ce 9 juillet, et à la veille du procès d’Omar Radi, accusé pour « viol » par Hafsa Boutahar, sa collègue de travail au moment des faits, mais aussi pour « réception de fonds étrangers dans le but de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ». 


Pour rappel, lors d’un entretien fin juin dernier à Rome entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et Antony Blinken, son homologue américain, en marge d’une réunion ministérielle de la coalition internationale de lutte contre Daech, la question de la liberté de la presse avait été soulevée par le Département d’État

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