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19.07.2021 à 15 H 54 • Mis à jour le 19.07.2021 à 17 H 05
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Justice

Le journaliste et militant Omar Radi condamné à 6 ans de prison ferme

Placé en détention provisoire depuis le 29 juillet 2020, pour « viol » et « intelligence avec des parties étrangères », dans le cadre de deux affaires distinctes, instruites et jugées conjointement, Omar Radi avait été transféré à la prison de Oukacha à Casablanca. Son procès avait débuté en septembre dernier

Le journaliste et militant Omar Radi, 34 ans, co-fondateur du Desk, a été condamné, ce 19 juillet, par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca à 6 ans de prison ferme, une peine assortie d’une amende de 200 000 dirhams. Quant à Imad Stitou, poursuivi pour complicité, il écope d’une peine d’un an de prison dont 6 mois de prison avec sursis.


Placé en détention provisoire depuis le 29 juillet 2020, pour « viol » et « intelligence avec des parties étrangères », dans le cadre de deux affaires distinctes, instruites et jugées conjointement, il avait été transféré à la prison de Oukacha à Casablanca. Son procès avait débuté en septembre dernier.


Le parquet avait demandé au juge d’instruction d’enquêter sur des « délits relatifs à l’attentat à la pudeur avec violence et viol », après une « plainte déposée par une citoyenne ». La plaignante, Hafsa Boutahar, ayant collaboré à cette époque-là au service commercial du Desk, l’avait accusé de viol pour des faits ayant eu lieu dans la nuit du 12 au 13 juillet 2020. Dans cette affaire, Radi a nié les faits, parlant « de relations librement consenties », version qui a été corroborée devant le tribunal par Imad Stitou, un autre journaliste, en charge de la rédaction arabophone du Desk à l’époque des faits et présent sur les lieux. La plaignante affirmant pour sa part qu’elle n’était pas consentante.


Radi avait fait également l’objet d’une deuxième enquête « au sujet de la réception de fonds de parties étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat » et « de mener des contacts avec des agents de pays étrangers pour nuire à la situation diplomatique du Maroc ». L’instruction a fait état d’échanges par SMS et de rendez-vous en 2018 avec un diplomate belge, Arnaud Simons, ayant travaillé à l’ambassade des Pays-Bas à Rabat, et ce dans le contexte des événements du Rif, ainsi que pour « espionnage » au sujet d’un travail de « due diligence » effectué par Radi pour le compte de cabinets d’intelligence britanniques. Radi a réfuté ces accusations devant la Cour et a affirmé être entré en contact avec ces sociétés et Simons dans « un but professionnel ».

 

L’enquête pour réception de fonds étrangers avait été ouverte fin juin 2020, au lendemain de la publication d’un rapport d’Amnesty International selon lequel le téléphone d’Omar Radi était espionné via un logiciel de piratage israélien utilisé par les autorités marocaines. Rabat a de nouveau démenti ces allégations après la publication de l’enquête mondiale coordonnée par Forbidden Stories.. 


« Les enquêtes d’Omar Radi portant sur des liens présumés entre des intérêts politiques et de grandes entreprises, ainsi que ses vives critiques concernant le bilan du Maroc en matière de droits humains lui ont valu d’être la cible de mesures de répression, les autorités cherchant à réduire au silence les voix dissidentes », avait estimé Amnesty International qui le soutient inconditionnellement, au même titre que d’autres ONG internationales comme Reporters sans frontières (RSF) ou Human Rights Watch.


Le Département d’Etat américain avait publiquement exprimé ses « vives préoccupations » au sujet de Omar Radi. Une position basée sur des « informations partiales », avaient dénoncé les autorités marocaines.

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