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22.07.2021 à 16 H 51 • Mis à jour le 22.07.2021 à 17 H 15
Par
Justice

Pegasus: le Maroc attaque Forbidden Stories et Amnesty international en diffamation à Paris

Le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont mandaté Me Olivier Baratelli pour délivrer, dès aujourd'hui, deux citations directes en diffamation contre Forbidden Stories et Amnesty International qui ont coordonné la sortie d’articles de presse accusant Rabat d’espionnage électronique à l’aide de la technologie Pegasus développée par l’Israélien NSO Group

Le Maroc, accusé d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus, a décidé d’attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé jeudi son avocat dans un communiqué transmis à l’AFP.


« Le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont mandaté Me Olivier Baratelli pour délivrer, dès aujourd’hui, deux citations directes en diffamation » contre ces deux associations à l’origine des révélations sur les clients de ce logiciel conçu par la société israélienne NSO, poursuit le communiqué. Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans.


Pour rappel, le Projet Pegasus a affirmé que le Maroc a ciblé (activement ou pas) pas moins de 10 000 smartphones, –  soit 20 % des numéros concernés dans le monde –  appartenant à des journalistes, des militants des droits humains, mais aussi à des personnalités politiques de premier plan, tant nationales qu’étrangères à l’aide de Pegasus, le logiciel de conception israélienne, selon des affirmations lancées par l’organisation Forbidden Stories et ses partenaires de la presse internationale.

 

Le consortium se dit catégorique : Pour lui, le Renseignement marocain, la DGST en particulier, est coupable d’avoir mené une vaste opération d’infiltration contre des cibles multiples : opposants, voix critiques du régime, journalistes, hommes politiques, personnalités publiques françaises, le gotha du pouvoir et la caste militaire algérienne, bref, une industrialisation de l’écoute, dont le maelstrom des « révélations » en a fait une affaire de classe mondiale.


Au Maroc, le roi Mohammed VI et son entourage sont cités, tandis qu’en France, le président Emmanuel Macron et une brochette de personnalités publiques de l’Hexagone « sont sur la liste des cibles potentielles » du Maroc, soutient Forbidden Stories, à l’origine de ces « fuites », tout comme ses partenaires, parmi les plus grands médias de la planète, pour qui la possibilité qu’il s’agisse d’incidents isolés est totalement exclue. L’Elysée a annoncé des mesures d’investigation et de protection des téléphones de ses dirigeants, dont celui du président présent sur le listing marocain.


Le royaume a fait depuis deux jours la Une des journaux dans de nombreux pays, mentionné comme étant un des principaux clients de l’Israélien NSO, le parquet a annoncé l’ouverture d’une « enquête approfondie » confiée à la BNPJ. La veille, Rabat dénonçait une cabale médiatique « mensongère »,


Dans un entretien paru ce jour dans Jeune Afrique, le chef de la diplomatie, Nasser Bourita attaque « un bluff », « de pures supputations », fustigeant les médias syndiqués au sein de ce consortium qui «  servent des agendas bien connus pour leur hostilité primaire envers le Maroc et sont ulcérés par ses succès sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ».

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