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20.05.2022 à 19 H 46 • Mis à jour le 20.05.2022 à 19 H 46
Par
Législatives françaises

De Laâyoune, Mehdi Reddad appelle Paris à reconnaitre la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental

Dans le plaidoyer qu’il a rendu public ce 20 mai, face caméra, dans le décor désertique de la région saharienne de Laâyoune, Mehdi Reddad, candidat à la 9ème circonscription des Français à l’étranger (Maghreb et Afrique de l’Ouest), affirme vouloir porter, en cas de victoire en juin prochain, « un projet de résolution à l’Assemblée Nationale qui reconnaisse la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental ».


« Les liens entre le Maroc et la France sont anciens, solides et même intimes. Et sur le dossier du Sahara, la France devra être au rendez-vous de l’histoire », écrit le candidat au nom de « la majorité présidentielle », dans un message accompagnant sa vidéo postée sur Youtube et dont Le Desk a reçu copie.



« Dans le cadre de mon mandat de député, j’entends siéger à la fois à la commission des affaires étrangères et à la commission des affaires européennes. Aborder la thématique de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara doit se faire dans un cadre français transpartisan. C’est la raison pour laquelle je réunirai des parlementaires de tous les bords politiques derrière un projet de résolution appelant la France à soutenir la souveraineté marocaine sur le Sahara, rejoignant ainsi nos amis américains », déroule-t-il.


« Parce que c’est le sens de l’histoire de la France et de l’Europe, le sens de l’histoire entre la France et le Maroc et le sens que nous devons impulser dans cette région stratégique pour l’espace eurafricain, parce que la communauté nationale ne peut rester insensible devant tant d’efforts du Maroc pour développer ce territoire grand comme la moitié de l’Espagne, nous devons soutenir le premier partenaire africain de l’Europe.

Je m’y engage », conclut-il.


Cet engagement qui tranche avec ceux de ses compétiteurs, dont la ministre française Elisabeth Moreno investie vaille que vaille par Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron, intervient dans un contexte diplomatique particulier : le Maroc marque des points dans ce conflit régional qui l’oppose depuis trois décennies aux irrédentistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie. Rabat avait en effet obtenu fin 2020 une reconnaissance de sa souveraineté sur le Sahara Occidental de la part de Washington, tandis que l’Espagne, mais aussi tout dernièrement les Pays-Bas, ont estimé que sa proposition d’autonomie de ce territoire qu’il a exposé devant les instances onusiennes depuis 2017, reste l’option la plus crédible. Quant à la France, et malgré son soutien au Maroc, exprimé par ses votes successifs au Conseil de sécurité, celle-ci demeure dans une forme de neutralité positive qui ne contente plus la diplomatie chérifienne. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita vient d’ailleurs d’affirmer que la roadmap conclue avec Madrid devrait dorénavant servir d’étalon dans ses relations avec d’autres pays, notamment ceux membres de l’Union européenne.

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