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09.05.2018 à 05 H 32 • Mis à jour le 09.05.2018 à 05 H 32
Par
Lobbying

Des armes en soute ont retardé le vol de Scott Pruitt pour le Maroc

Lors de son voyage controversé au Maroc en décembre dernier, Scott Pruitt, administrateur de l’agence environnementale américaine (EPA), et son équipe avaient raté un vol de correspondance et ont ainsi du passer plus de 24 heures à Paris parce que « les armes et autres équipements de sécurité n’ont pas pu être transférés entre les avions », rapporte l’agence AP, citant les propos son chef de la sécurité, Nino Perrota, aux membres du Congrès.


Kevin Chmielewki, ancien chef d’état-major adjoint de Pruitt, a déclaré que l’équipe de sécurité de Pruitt a voyagé « avec des armes à feu, des gilets protecteurs et des équipements de transmission radios »


« Le personnel de sécurité de Pruitt voyageait avec des armes et autres équipements qui étaient transportés dans la soute de l’avion et qu’ils n’avaient pas le temps de transférer l’équipement sur le vol de correspondance vers Rabat », a-t-il indiqué. Mais quand les enquêteurs du Congrès ont demandé à Perrotta de détailler les menaces qui justifieraient de tels frais, il était incapable d’en fournir des détails.


Une commission du Congrès américain examine toujours les conditions opaques du voyage de Pruitt au Maroc, arrangé avec l’aide du lobbyiste Rick Smotkin comme l’a révélé Le Desk, et traitant en partie des accords potentiels sur le gaz naturel entre les États-Unis et le Maroc. L’inspecteur général de l’EPA mène également des enquêtes distinctes sur les voyages de Pruitt, notamment sur ses dépenses de sécurité qui ont atteint près de 3 millions de dollars depuis sa nomination.


Le récit de Perrotta diffère de l’explication officielle de l’EPA concernant la longue escale parisienne de Pruitt, que l’agence avait imputée dans un premier temps au mauvais temps. S’il est vrai que le départ de Pruitt de Washington a été retardé par la neige, une revue des dossiers de vol effectuée par AP montre qu’il aurait pu embarquer sur un vol de correspondance vers le Maroc, sans les complications des armes de son équipe de sécurité.


Après des mois de reportages et d’annonces d’enquêtes sur de prétendues déchéances éthiques, les sources de la Maison Blanche signalent que le soutien du président Donald Trump à son chef de l’EPA semble vaciller.


« L’enthousiasme de Trump pour Pruitt s’est refroidi, selon trois conseillers de l’aile Ouest et des conseillers extérieurs qui se sont exprimés mardi sous couvert de l’anonymat », révèle AP.


Les responsables de la Maison Blanche ont commencé à convaincre Trump que l’adjoint de Pruitt, l’ancien lobbyiste du charbon, Andrew Wheeler, serait un bon candidat à son remplacement et continuerait ainsi le programme défendu par Trump pour faire reculer la réglementation environnementale.

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