EP. 5
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Intelcia : le duo Bernoussi-El Aoufir officialise le rachat à 100% après un feuilleton de deals avortés
Annoncé en novembre 2025, le management buyout d'Intelcia est désormais finalisé. Pour rappel, Le Desk avait été le premier à révéler les coulisses de l'opération.
Intelcia a annoncé ce mercredi 29 avril la finalisation officielle de son management buyout. Les deux actionnaires dirigeants du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Aoufir, détiennent désormais 100 % du capital, après l'acquisition des 65 % précédemment détenus par Altice, le groupe du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi.
« Aujourd'hui marque le point de départ de tout ce que nous construisons depuis des années », a déclaré Bernoussi, réaffirmant l'ambition d'intégrer le Top 10 mondial des outsourceurs d'ici 2030. El Aoufir, Deputy CEO, a pour sa part annoncé vouloir faire d'Intelcia Tech « un acteur de référence de la transformation digitale ». Le groupe, présent dans 19 pays avec 40 000 collaborateurs et plus de 350 clients, entend renforcer sa présence en Europe et en Amérique latine par des acquisitions ciblées.
C'est Le Desk qui avait, le premier, révélé le départ imminent de Patrick Drahi du capital d'Intelcia, puis le rachat par le duo Bernoussi-El Aoufir de l'intégralité des parts. En novembre 2025, nous avions également décrypté les coulisses d'une opération bien plus complexe que le communiqué officiel ne le laissait paraître.
Car avant d'aboutir à ce schéma, l'opération avait successivement échoué sur deux options. La première piste, celle d'une entrée de la CDG via Fipar-Holding, avait été écartée « en haut lieu » : il était exclu qu'un véhicule public marocain rachète les parts de Patrick Drahi dans le contexte de la guerre à Gaza, l'homme d'affaires étant identifié pour son engagement pro-Israël et sa chaîne d'information I24News. La CDG avait alors sobrement déclaré auprès de nous qu'il « n'y a pas de deal ».
La deuxième option, un montage impliquant une douzaine de family offices marocains, avec Zouhair Bennani comme tête de file, avait également tourné court. Les investisseurs sollicités, avec un ticket d'entrée fixé à 100 millions de dirhams, s'étaient heurtés à deux conditions rédhibitoires : aucun siège au conseil d'administration ne leur était proposé, et le véhicule d'investissement au Luxembourg, sans organe de gouvernance accessible, ne les convainquait pas. Tous avaient fini par décliner.
C'est dans ce contexte qu'était née la troisième option, celle finalement retenue : un rachat intégral par les deux co-fondateurs. Dans sa campagne de communication précédant l'annonce du closing, Karim Bernoussi n'a pipé aucun mot sur les modalités de l'opération MBO, se contentant de mettre en avant les avantages du départ d'Altice : la capacité d'endettement du groupe, les nouveaux marchés et le nouveau cap.
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