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01.03.2020 à 13 H 53 • Mis à jour le 01.03.2020 à 13 H 53
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Diplomatie

Maroc-Algérie: Boukadoum répond à Bourita au sujet des consulats au Sahara

L’Algérie a réagi, samedi 29 février, aux dernières déclarations de Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères. Lors d’un point de presse à l’issue des entretiens avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul-Gheit, le chef de la diplomatie algérienne, Sabri Boukadoum a déclaré regretter les propos tenus par son homologue marocain d’autant qu’en « Algérie, toutes les autorités, que cela soit aux Affaires étrangères ou ailleurs, nous faisons attention à ne pas jeter de l’huile sur le feu, notamment dans nos relations avec le Maroc frère », rapporte ce dimanche le journal El Moudjahid.


Bourita avait ironisé vendredi sur l’action diplomatique de l’Algérie au sujet de l’ouverture de consulats marocains au Sahara, qui a consisté en la publication de communiqués et le rappel d’ambassadeurs pour consultations, le responsable marocain invitant l’Algérie à « continuer sur cette voie ».


« Celui qui se prépare à rédiger des communiqués et rappeler son ambassadeur pour consultation doit continuer sur cette voie », a ironisé le chef de la diplomatie marocaine lors d’une conférence de presse animée avec son homologue du Burundi.


Nasser Bourita aurait dans ce contexte fait part de sa surprise que l’Algérie, qu’il ne cite pas nommément, ait rappelé son ambassadeur en Côte d’Ivoire pour « consultations » alors qu’elle n’a jamais pris ce type de mesure pour protester contre les États ayant ouvert des ambassades à Al Qods. « Une preuve de plus que pour l’Algérie, la question du Sahara est ‘’peut-être sa première cause nationale’’ », a souligné le ministre.


L’Algérie a décidé le 20 février dernier de rappeler son ambassadeur en Côte d’Ivoire pour « consultations », suite aux déclarations du ministre ivoirien des Affaires étrangères, lors de l’ouverture du consulat de son pays à Laâyoune.


« Le ministère des Affaires étrangères a décidé de rappeler, pour consultations, l’ambassadeur d’Algérie en Côte d’Ivoire, suite aux déclarations sibyllines et insidieuses du ministre des Affaires étrangères ivoirien », précisait la diplomatie algérienne, relevant que cette ouverture « intervient au mépris des principes et des objectifs consacrés par l’acte constitutif de l’Union africaine, notamment l’impératif d’unité et de solidarité entre les peuples d’Afrique et la défense de l’intégrité territoriale et l’indépendance des pays membres de l’Union ».


Dans sa réplique à Bourita, Boukadoum a affirmé qu’il aurait « aimé que le ministre marocain des Affaires étrangères ne fasse pas de telles déclarations », qualifiées, par le chef de la diplomatie algérienne, « d’exhibitionnistes » et « provocatrices parfois ».


« Nous n’avons jamais dit un mot déplacé », a ajouté le ministre algérien, car a-t-il poursuivi, « on construit sur l’avenir, et non pas sur l’insulte et les propos inappropriés ». Sabri Boukadoum a précisé que « l’action de la diplomatie algérienne est de construire des ponts et non pas d’élargir le fossé qui existe entre nous et certains frères au Maroc ». Toutefois, a-t-il tenu à ajouter, « malgré ces propos, le droit primera devant l’arbitraire et l’arbitraire ne voilera pas le droit ». Et de rappeler qu’« il y a des résolutions et un droit international clair » en référence aux résolutions de l’ONU, de son Conseil de sécurité et de son Assemblée générale.


De plus, a encore ajouté le chef de la diplomatie algérienne, « l’appartenance de la République arabe sahraouie à l’Union africaine ne peut être remise en cause » et « l’Algérie ne changera pas de position » sur ce dossier.


C’est pourquoi, a-t-il soutenu, « ils peuvent dire ce qu’ils veulent à travers les campagnes de presse préfabriquées » et dirigées contre l’Algérie. Et au ministre algérien des Affaires étrangères de conclure : « pour ce qui est des pays qui ont ouvert des consulats à Laâyoune, j’aurai souhaité qu’ils ouvrent des ambassades à Rabat ».

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