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20.04.2018 à 16 H 44 • Mis à jour le 20.04.2018 à 16 H 44
Par
Quai d'Orsay

Sahara: le Centre Jacques Berque de Rabat au centre d’une polémique diplomatique

Une lettre ouverte d’universitaires et de chercheurs internationaux au président Emmanuel Macron, dénonçant « la position inacceptable de l’État français » dans le conflit du Sahara Occidental entre le Maroc et le Front Polisario est à l’origine d’une nouvelle polémique qui agite le Centre Jacques Berque de Rabat (CJB), institut rattaché au CNRS et faisant partie des Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE), un réseau de 27 centres de recherche répartis sur tous les continents, après celle ayant emporté dans son sillage nombre de diplomates de l’Ambassade de France.


Cette fois-ci, la raison n’est pas un soupçon de racisme qui pèse sur un de ses membres comme ce fut le cas en l’occurrence avec son ancienne directrice, l’historienne de l’islam Sabrina Mervin, poussée à la démission en septembre 2017, mais sur les vives critiques portées à l’encontre d’un de ses chercheurs associés, Yazid Ben Hounet, chargé de recherche au CNRS, laboratoire d'anthropologie sociale, qui a activement appelé à la diffusion du texte que L’Humanité vient de publier, alors que sa position officielle l’oblige, selon ses détracteurs, à la stricte réserve.


« Yazid Ben Hounet, chercheur algérien en poste à Rabat, recruté et payé par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, a juré de faire dérailler le plan d'autonomie du Sahara marocain proposé par le Royaume du Maroc, en publiant il y a quelques jours une large tribune sous forme de lettre ouverte, en plusieurs langues, adressée au président Macron, accompagnée d'une autre lettre enjoignant les académiciens et chercheurs de soutenir cette prétendue "RASD" dans sa campagne de déstabilisation du Royaume », attaque en réplique un « Collectif Sahara Marocain » dans un appel lancé par courriel et sur les réseaux sociaux.



Celui-ci va plus loin en qualifiant Ben Hounet, qui intervenait encore jeudi 19 avril à Rabat dans un colloque du CJB sur les identités tribales oasiennes, de « porte-voix d'un nouveau mouvement qui prône le boycott, la désobéissance et le désinvestissement dans nos provinces du Sud ». Il appelle ainsi « l'ambassadeur de France à Rabat à condamner avec force cette campagne de déstabilisation de notre pays et à se désolidariser des agissements de ce chercheur ».


Le « Collectif » charge aussi l'actuelle directrice du CJB, Karima Dirèche, qui lui aurait, selon lui, apporté tout son soutien dans son initiative.


« Un sit-in sera organisé les prochains jours devant le Centre Jacques Berque pour dénoncer cette campagne hourdie par nos ennemis. Nous marcherons ensuite vers le parlement pour remettre à M. Habib El Malki, une lettre ouverte », prévient le « Collectif », qui tente de mobiliser à son tour « universitaires, chercheurs, personnalités de la société civile, journalistes et forces vives de la nation ».

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