GenZ212 : 354 blessés dans les violences de mercredi, les mineurs pointés comme acteurs majeurs
En cours depuis samedi, les manifestations du mouvement GenZ212 ont pris une nouvelle tournure ces deux derniers jours. Alors que plusieurs villes ont connu une série de graves actes de violence et de vandalisme, le ministère de l’Intérieur dresse un lourd bilan.
Selon les chiffres communiqués ce jeudi par le porte-parole du ministère, Rachid El Khalfi, 354 personnes ont été blessées à des degrés divers dans la soirée du mercredi 1er octobre, dont 326 membres des forces publiques chargées du maintien de l’ordre. Par ailleurs, 271 véhicules appartenant aux forces publiques et 175 voitures privées ont subi de graves dommages matériels. À cela s’ajoutent des actes d’agression, de vandalisme et de pillage ayant visé environ 80 établissements administratifs, sanitaires, sécuritaires, communaux, agences bancaires et commerces répartis sur 23 préfectures et provinces.
Les autorités publiques ont poursuivi leurs interventions réglementaires dans plusieurs régions du Royaume, indique le ministère de l’Intérieur. le porte-parole du département dirigé par Abdelouafi Laftit a fait savoir que, si celles-ci ont majoritairement porté sur « la gestion des formes de protestation dans le respect des règles fixées par la loi », les choses ont pris une autre tournure dans certaines zones.
El Khalfi a souligné ainsi que « certaines de ces manifestations ont pris un tournant fortement escaladé, se transformant en attroupements portant atteinte à la sécurité et à l’ordre publics, marqués par de graves actes de violence et de vandalisme ». Le ministère relève un constat « préoccupant » : un grand nombre de mineurs ont pris part à ces actes. Selon la même source, ceux-ci ont représenté plus de 70 % des acteurs impliqués dans ces incidents accompagnés de l’usage d’armes blanches, de jets de pierres, de l’explosion de bonbonnes de gaz et de l’incendie de pneus.
Les actes de violence et de vandalisme, a ajouté le responsable ont pris, dans différentes régions, une ampleur plus grave, avec des attaques impliquant l’utilisation d’armes blanches et l’irruption dans des bâtiments publics et des locaux de services de sécurité, comme à Laqliaâ ou encore à Inzegane-Aït Melloul. Dans certains cas, les mineurs représentaient jusqu’à 100 % des groupes impliqués.
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