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18.10.2025 à 20 H 28 • Mis à jour le 18.10.2025 à 20 H 28 • Temps de lecture : 2 minutes
Par La rédaction

GenZ212 à Casablanca : de retour dans la rue, les manifestants clament leur indépendance

Manifestion de la GenZ212 à Casablanca, le 18 octobre. Crédit : Sami Lakmahri/LeDesk.

Plus de badauds que de manifestants, en ce début de soirée du samedi 18 octobre, sur la place Maréchal. Les jeunes du mouvement GenZ212, peu nombreux au lancement du rassemblement vers 18 heures, ont vu leurs rangs s’étoffer au fil des minutes, l’usage d’un mégaphone y étant visiblement pour beaucoup.


Ils ont déployé un immense drapeau palestinien aux côtés de celui du Maroc et de l’étendard du mouvement. Derrière Youssef, l’un des membres de l’organisation, un manifestant brandissait le portrait encadré du roi Mohammed VI en uniforme militaire. D’ailleurs, au début de leur rassemblement, les jeunes de GenZ212 ont entonné l’hymne national, rejoints par de nombreux passants.


Très disciplinés, les manifestants ont ensuite scandé des slogans reprenant l’essentiel de leurs revendications. Le tout s’est interrompu - fait inédit - au moment de l’appel à la prière du moghreb, avant de reprendre de plus belle.


Free Koulchi !, revendiquent les manifestants de la GenZ212 de Casablanca. Crédit : Sami Lakmahri/LeDesk.Free Koulchi !, revendiquent les manifestants de la GenZ212 de Casablanca. Crédit : Sami Lakmahri/LeDesk.


« Nous insistons là-dessus : nous n’acceptons aucune tutelle politique et nous tenons à notre indépendance », martèle Youssef, qui avait participé à l’encadrement de la grande marche de Sidi Bernoussi.


« Nous avons toujours la même énergie. Malheureusement, le discours royal (au Parlement, ndlr) n’a rien changé », déclare-t-il au Desk, en précisant que cette position ne traduit en rien un manque de respect envers le monarque. Les manifestants visent plutôt certains responsables politiques, dont ils demandent la démission, à travers une multitude de pancartes frappées de la mention « Wanted », mais « Alive ».


Sur place, aucun dispositif particulier des forces de l’ordre n’a été observé : seulement une poignée de policiers en uniforme, stationnés à une trentaine de mètres, sans véhicules ni unités d’intervention.


En revanche, la présence de la presse étrangère, notamment française et espagnole, était notable, dictaphones à la main.


En somme, si certains cercles évoquent un essoufflement du mouvement GenZ212, la mobilisation demeure là, surtout à Casablanca.

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