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Un navire de la flotte OCP.
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SÉRIE EP. 32
05.03.2026 à 21 H 07 • Mis à jour le 25.03.2026 à 12 H 03 • Temps de lecture : 9 minutes
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n°1180.OCP : grand gagnant ou victime collatérale de la guerre en Iran ?

La fermeture du détroit d'Ormuz paralyse les exportations de phosphates et d'engrais de l'Arabie saoudite, principal rival du géant marocain. Mais la même crise menace ses approvisionnements en soufre et en ammoniac. OCP joue une partie à double face. Décryptage

Il y a des crises qui punissent tout le monde, et d'autres qui redistribuent les cartes. Depuis le 28 février et les premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran, le détroit d'Ormuz – par où transitent chaque jour quelque 20 millions de barils de pétrole et, moins connu, 33 % des engrais mondiaux – est fermé au trafic commercial. Pour le Groupe OCP, le champion mondial des phosphates et des engrais, cette catastrophe géopolitique se présente d'abord comme une formidable opportunité. Avant de révéler, en creux, ses propres fragilités.


Ma'aden clouée au sol dans le Golfe

L'ironie de la situation est cruelle pour Riyad. Depuis plus d'une décennie, la Saudi Arabian Mining Company (Ma'aden) avait fait de la conquête des marchés africains de phosphates sa priorité. Rachat du distributeur Africa Meridian Group en 2019, terminal d'engrais au Malawi en 2021, parts de marché entre 35 % et 65 % au Mozambique, au Zimbabwe et en Zambie… l'offensive saoudienne menaçait sérieusement le leadership historique d’OCP sur le continent.


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