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15.10.2019 à 18 H 22 • Mis à jour le 15.10.2019 à 18 H 38
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Patronat

CGEM: Le clan Hifdi veut forcer la tenue du Conseil le 16 octobre

Rebondissement à la CGEM. Alors que la tenue du conseil d’administration de la Confédération fixée au 16 octobre avait été annulée par notification du secrétaire général Youssef Hassouni en raison de la vacance à la tête du patronat, Youssef Mouhyi, président de CGEM Marrakech-Safi et conseiller parlementaire, vice-président de la Commission des Finances à la chambre des conseillers, a annoncé ce jour-même à la presse que ce conseil d’administration décidé du temps de l’ex-président Salaheddine Mezouar, aura bien lieu à la date prévue.


Son ordre du jour a cependant été modifié. Initialement consacré à la revue des principaux axes de la Loi de Finances, à une discussion autour du nouveau modèle de développement et à l’approbation du nouveau directeur général, Jalal Charaf, celui-ci est envisagé pour fixer une date aux prochaines présidentielles et désigner un vice-président intérimaire pour gérer la période transitoire.


Cette initiative menée « à coup de menaces », selon nos sources, par ce proche de Abdelilah Hifdi, président du groupe parlementaire, est présentée comme une mesure de sauvegarde de la cohésion de CGEM. Dans ses déclarations livrées simultanément à L’Economiste et au 360, Mouhyi fait clairement allusion à Jaouad Hamri, président de la commission Ethique et Gouvernance qui, selon lui, aurait fait pression sur le secrétaire général alors qu’il « n’a pas la qualité pour annuler une réunion statutaire sans consulter les membres de droit ».

 

La manœuvre est supposée correspondre à « la position officielle des membres de droit du Conseil », selon Mouhyi. Cependant, l’argument sert de cheval de Troie au clan Hifdi, alors que le groupe parlementaire, selon les statuts, n’a aucune légitimité pour agir, n’étant pas membre de droit comme le sont en revanche les 33 fédérations sectorielles et les 13 présidents des CGEM-Régions.


De plus, une réunion du Conseil ne peut être tenue le 16 octobre n’ayant pas été convoquée dans les délais statutaires de 8 jours. A cela, Mouhyi pense avoir trouvé la parade arguant du fait qu’elle avait été convoquée avant la démission de Mezouar…


De son côté, sur une base exclusivement procédurale, la présidente de la Commission juridique, Safia Fassi Fihri, a invité les membres du Conseil à collecter les signatures nécessaires à la tenue du Conseil le 24 octobre, sous l’autorité de Salaheddine Kadmiri, en sa qualité de médiateur, et ce, conformément à l’article 24.1 des statuts de la CGEM, proposant dans la foulée son ordre du jour en vue d’encadrer la période transitoire.

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