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30.05.2023 à 12 H 49 • Mis à jour le 24.09.2023 à 18 H 03
Par
Automobile

Euphorie de voitures Made in Morocco: aux origines du projet Atlas qui tente d’exister

Le projet Atlas, porté par deux Marocains résidents à Londres réapparaît à l'aune des présentations faites de Neo et NamX au roi Mohammed VI. A son origine, comme précédemment révélé par Le Desk, une foire d'empoigne entre le chercheur Rachid El Yazami et les mystérieux startupers

Réapparition soudaine du projet Atlas, porté par deux mystérieux Marocains installés à Londres. Dans une communication largement reprise par la presse, Atlas se présente comme étant un nouveau projet pour une voiture électrique 100 % marocaine.


En réalité, il s'agit d'une société dont nous avions déjà précédemment révélé l'existence, mais aussi levé le voile sur ses agitations internes. En février 2022, nous rapportions la préparation du "projet fou" porté notamment par le chercheur marocain Rachid Yazami, présent à ce moment au tour de table.


Aux manettes, un duo totalement inconnu du secteur : Hicham Senhaji, qui se fait appeler également Hicham Hannoun au gré des circonstances, et Yehya El Bakkali. Tous deux se présentent comme les cofondateurs de la startup Atlastechin.


Sur un site vitrine rapidement retiré de la Toile, la startup exposait des générateurs électriques, des chargeurs ultra-rapides, des gigafactories ( !) et, cerise sur le gâteau, des véhicules électriques aux lignes avant-gardistes. Deux modèles de concept cars étaient ainsi mis en avant à l’appui d’images de synthèse : la Z6 Atlas et la A1 Atlas.


D'après des sources légales britanniques consultées à l'époque par nos soins, Rachid Yazami figurait bien dans l'actionnariat. Celui-ci avait d’abord refusé de répondre à nos sollicitations avant d’affirmer à la publication de notre article qu’il n’était pas concerné par le projet et qu’il n’y avait pas pris part. Le scientifique avouera cependant avoir noué des contacts avec les deux fondateurs.


Si Yazami nous déclarera dans un premier que les informations sur sa participation à Atlastechin sont fausses, il se ravisera une fois confronté aux documents constitutifs de l’entreprise pour déclarer qu'il est question pour lui d’un statut provisoire.


Dans une mise à jour des statuts de la société actée le 4 février 2022, soit au lendemain de la parution de notre article, deux associés ont été retirés : Rachid Yazami et Waheed Qaiser, présenté comme un ex-banquier et aussi cité comme membre de l'équipe.


Rachid Yazami déclarera enfin avoir « suspendu toute collaboration avec Atlas », ajoutant pour se dédouaner des faits établis que Le Desk « a été leurré par des gamins non-professionnels ».


Rachid El Yazami réagira de son côté à la volte-face et aux attaques de son ex-associé en se lamentant sur une entreprise « qui est en train de s'écrouler sous nos yeux ». « Pour moi c'est une coquille vide », se résoudra-t-il à constater, appelant lui-même à investiguer sur ces péripéties.


Une « coquille vide » qui pourtant aujourd'hui est reprise par la presse marocaine et sur les réseaux sociaux reprenant quelques articles promotionnels diffusés à l’international sur des sites spécialisés quelques semaines après la cérémonie royale dédiée aux projets Neo Motors et NamX.


« La société maroco-anglaise Atlas e-mobility se lance dans la fabrication de voitures électriques en Afrique », titre ainsi de manière grandiloquente TelQuel.

 

Alors que la société n'est visiblement toujours pas en mesure de produire une seule voiture, elle pense déjà à s'élargir sur plusieurs continents : «  Bien qu’elle se concentre initialement sur l’Afrique, Atlas e-mobility prévoit de s’étendre au Moyen-Orient et en Europe, puis éventuellement à d’autres marchés. La stratégie de l’entreprise comprend également le développement de technologies visant à améliorer l’autonomie, les batteries et les réseaux de charge », fait-on savoir.


A la suite de nos révélations, la compagnie changera plusieurs fois de dénomination : Atlas For Technology &  Industry deviendra Atlas Motor Corporation, avant d’être rebaptisée en avril dernier, Atlas E-Mobility Group. Selon les bilans de la société déposés à Londres, le montant total de ses actifs au 31 juillet 2022 était d’à peine 20 106 livres sterling, soit environ 255 000 dirhams. Elle ne compte aucun employé.

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