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17.11.2022 à 01 H 52 • Mis à jour le 17.11.2022 à 01 H 52
Par
Maroc-Espagne

Margarita Robles en visite à Ceuta, la première d’un ministre espagnol de la Défense depuis 1996

La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles a programmé ce 17 novembre une visite des unités du commandement général stationnées dans deux casernes militaires de Ceuta (Sebta), apprend-on d’une communication de son département diffusée à la presse.


C’est un événement marquant : la dernière fois qu'un ministre de la Défense s’est déplacé dans l’enclave espagnole remonte à plus de 25 ans, lorsque Eduardo Serra l'a fait en 1996 peu de temps après avoir été nommé par José María Aznar.


Cette visite intervient aussi après l’annonce de la mise en place d’un nouveau commandement militaire des Forces armées royales (FAR) à Al Hoceima. Robles avait toutefois indiqué à la presse que l’Espagne ne comptait pas renforcer ses moyens de défense à Ceuta les jugeant « suffisants ».


La visite de Robles est concomitante à celle du ministre de la présidence Félix Bolaños qui coordonne au nom de Pedro Sánchez le dossier du plan global de développement socio-économique préparé par le gouvernement central madrilène pour la ville communauté autonome prévoyant un investissement de près de 600 millions d'euros au cours des quatre prochaines années.


Sánchez est aussi le seul président du gouvernement espagnol qui s'est officiellement rendu deux fois en tant que tel à Ceuta, la première en mai 2021, en pleine crise migratoire avec le Maroc, et la seconde en mars, juste après avoir ouvert une « nouvelle étape » dans des relations avec le pays voisin « basées sur le respect mutuel et dans le but de garantir la stabilité, la sécurité et la prospérité de l'un et de l'autre ».


A Madrid, l’heure est pourtant au compromis au sein du gouvernement de Sánchez qui prépare avec Rabat la prochaine Réunion de haut niveau (RHN) Maroc-Espagne prévue début 2023. En somme, pour tourner définitivement la crise, il ne faut en aucun cas « embêter Rabat ». D’ailleurs, Yolanda Díaz, la ministre espagnole du Travail et de l’économie sociale, sera la seule membre du gouvernement Sánchez encartée à la coalition de partis de gauche Unidas Podemos (UP) autorisée par le Maroc à se rendre à la RHN. Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a même transmis des instructions concrètes aux représentants de Podemos au gouvernement afin qu’ils évitent de réclamer un référendum au Sahara, ni d’accueillir des leaders du Front Polisario, ni accuser Rabat de faire chanter l’Espagne. « Plus aucune provocation contre le Maroc », résumait-t-on dans la presse ibère.

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