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03.11.2022 à 14 H 51 • Mis à jour le 03.11.2022 à 14 H 51
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Nomination

Réactivation du tunnel Maroc-Espagne: Abdelkébir Zahoud rappelé pour diriger la SNED

La nomination a été actée ce 3 novembre lors du Conseil du gouvernement : l'Istiqlalien Abdelkébir Zahoud, par ailleurs ancien secrétaire d'État chargé de l'Eau et de l'Environnement sous les gouvernements Jettou et El Fassi et ex-wali de la région de Casablanca-Settat, vient d'être placé à la tête de la Société nationale d'études du détroit de Gibraltar (SNED), structure en charge, du côté marocain, du projet de relier l'Espagne au Maroc à travers un tunnel sous-marin au niveau du détroit de Gibraltar. Côté Espagne, c'est la SECEGSA qui gère le projet.


Ingénieur lauréat de l'École Hassania des Travaux Publics (EHTP), la nouvelle figure de la SNED avait dans un premier temps gravi les échelons du département dédié à l'Eau, au niveau de la Direction générale de l'Hydraulique, avant de servir l'Équipement, en tant que directeur provincial. Il avait par la suite siégé au parlement sous les couleurs du parti de la Balance, représentant la circonscription d'Oued Zem, en 2000.


Cette nomination intervient quelques semaines à peine après la réactivation du projet par le gouvernement espagnol. Comme nous le rapportions précédemment, l'Exécutif espagnol avait doté la SECEGSA du budget nécessaire pour l'année 2023 afin de franchir la dernière étape avant le début des travaux. On prévoit un transfert de 750 000 euros au bénéfice de la SECEGSA.


Le projet date de l'époque de Hassan II et Juan Carlos, pensé en 1979, il avait été depuis abandonné. De 2010 à nos jours, seules les études environnementales du détroit de Gibraltar ainsi que les études techniques et d'impact ont été réalisées. « Je pense que nous avons réalisé un effort très important en matière d'études entre le lancement du projet et 2012. Nous avons surtout investigué la géologie sous-marine », déclarait au Desk Jilali Chafik, ancien secrétaire général de la SNED et ancien chargé de mission au cabinet royal sous Hassan II et Mohammed VI.


Cependant, la géologie de la zone a été l'un des principaux défis pour la réalisation de ce projet. « C'est un environnement avec une géologie et géophysique très complexes mais aussi avec des courants qui changent de sens pratiquement tous les jours », avait témoigné Chafik.


Un problème désormais réglé par les ingénieurs qui ont mis en place une « technique qui n'existait nulle part, celle de la ré-entrée. Cela veut dire qu'on laisse un système au niveau du trou de forage avant de quitter le système pour éviter les problèmes de courants qui changent de sens et surtout d'intensité. Ils sont très profonds par demi-lune et pleine lune et moins forts en dehors de ces deux périodes. Nous devions donc travailler que pendant les périodes de moindre intensité », avait précisé l'ancien secrétaire général de la SNED.

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