S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
Jeffrey Epstein, financier américain multimillionnaire accusé de trafic sexuel de mineures, entretenait des liens assidus avec le Maroc
Épisode suivant
SÉRIE EP. 5
02.02.2026 à 14 H 28 • Mis à jour le 03.02.2026 à 16 H 39 • Temps de lecture : 14 minutes
Par

Terrab, Benjelloun, Majidi… : les tentatives de réseautage d’Epstein au Maroc

RECIT Des documents parmi les 3 millions rendus publics par la justice américaine révèlent les liens assidus qu'entretenait Jeffrey Epstein avec le Maroc. Le financier américain, qui y voyait un possible refuge, cherchait aussi activement à tisser des relations avec des figures influentes du Royaume

Jeffrey Epstein, financier américain multimillionnaire accusé de trafic sexuel de mineures, entretenait des liens assidus avec le Maroc. Ce gestionnaire de hedge fund de 66 ans, retrouvé mort dans sa cellule d’une prison de Manhattan, le 10 août 2019, avait fait du Royaume une de ses destinations régulières. Les carnets de vol de ses jets privés, consultés par Le Desk à l'époque de son décès, en témoignaient déjà.


De nouveaux documents publiés par le département américain de la Justice apportent désormais des éléments inédits sur ses pérégrinations marocaines, ses activités et projets immobiliers à Marrakech, ainsi que sur ses tentatives de contact avec des personnalités influentes du pays.


Les Pinto, amis tangérois et entremetteurs immobiliers

Les archives de vol établissent qu'Epstein s'est rendu au Maroc à de nombreuses reprises de 2001 à 2019. En mars 2001, son jet fait escale à Tanger, en provenance de l'Espagne. À bord se trouvent Virginia Giuffre, alors mineure et principale accusatrice dans l'affaire, ainsi que le décorateur Alberto Pinto – né à Casablanca d'une mère tangéroise – et sa sœur Linda, ses amis de longue date, comme documenté par Le Desk. Pinto avait signé l'aménagement de l'hôtel particulier new-yorkais du financier, et sa demeure tangéroise accueillait régulièrement la jet-set internationale.


Les Pinto allaient, à la veille de la chute du financier américain, participer activement à lui dénicher un palais à Marrakech comme Plan B à ses îles, comme nous le relatons dans le détail dans notre précédent récit. Dans une correspondance avec Linda Pinto, Epstein se montre explicite sur ses motivations. Évoquant la perte de réputation de ses propriétés insulaires, lieux attitrés de ses activités criminelles, il écrit simplement : « Mes îles sont détruites. J'ai besoin d'une alternative. » Marrakech, connue pour accueillir touristes fortunés et résidents VIP désireux de profiter de leurs jours à l'abri des regards, semblait alors s'imposer comme une option privilégiée.

Abonnez-vous pour continuer la lecture

à partir de 40 dh par mois

(facturé annuellement)

Choisir une offre

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

De longs formats Enquêtes, reportages, récits et portfolios