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10.07.2020 à 14 H 23 • Mis à jour le 12.07.2020 à 01 H 39

Le journaliste Omar Radi harcelé par Chouf TV jusqu’au portail de la BNPJ

Notre collègue Omar Radi s'est rendu pour la troisième fois le 8 juillet à la BNPJ, suite à sa convocation dans le cadre de l'enquête préliminaire ordonnée par le Procureur du roi. Comme à l'accoutumée, Chouf TV était sur place pour intimider le journaliste, le filmer de près et le diffamer. Radi est convoqué ce lundi 13 juillet au siège de la BNPJ pour la 4ème fois en 15 jours

Le 8 juillet, notre collègue et journaliste Omar Radi s’est rendu pour la troisième fois au siège de la Brigade Nationale de Police Judiciaire (BNPJ) suite à sa convocation. L’interrogatoire rentre dans le cadre d’une enquête ouverte par la BNPJ en raison d’une auto saisie du parquet sur l’implication présumée de Radi dans « une affaire d’obtention de financements de l’étranger, en relation avec des services de renseignement ».


Tandis que l’enquête n’est qu’à sa phase préliminaire, Omar Radi continue d’être la victime d’une campagne médiatique de diffamation et de lynchage orchestrée par différents médias, dont notamment le site de buzz, ChoufTV.ma. Les reporters de la web tv dirigée par Driss Chahtane sont d’ailleurs toujours présents à chaque venue de Radi aux locaux de la BNPJ pour l’accuser en direct d’être un agent à la solde de services de renseignement étrangers.


Lors des trois convocations, Radi a, à chaque fois, été interpellé, filmé de près et harcelé jusqu’à ce qu’il franchisse le portail de la BNPJ. Sa famille et ses proches ne sont pas épargnés. Ce harcèlement et les accusations portées contre le journaliste sur le parvis de la BNPJ ne semblent pas déranger le service de police qui laisse faire.


Les montages vidéos de Chouf TV présentent Omar Radi comme « un espion », « un traître » et «  un vendu », alors même qu’aucune condamnation ni accusation n’a été pour le moment officiellement portée à l’encontre du journaliste. La violation de présomption d’innocence est allègrement doublée de l’insulte et de la diffamation.


Le harcèlement a atteint des proportions inquiétantes, lorsque le 6 juillet à 23 heures, un guet-apens était tendu aux journalistes Omar Radi et Imad Stitou. Provoqués par le cameraman de Chouf TV, les journalistes avaient été arrêtés puis présentés au Procureur du roi pour ivresse publique, insultes et enregistrements vidéo sans consentement du sujet. Les représentants de Chouf TV ont également été poursuivis.


Alors que Omar Radi était interrogé au siège de la BNPJ, le gouvernement s’était fendu le 2 juillet d’un communiqué où il violait impunément le secret d’instruction en affirmant que le journaliste fait l’objet d’une enquête judiciaire pour son lien avec un officier traitant d’une agence de renseignement étrangère. Quelques dizaines de minutes plus tard, Le360 ajoutait que Radi est en lien avec un agent du MI6 britannique.


Le tout alors que le gouvernement, représenté par les ministères des Affaires étrangères et des Droits de l’homme, mais aussi son porte-parole continue de hausser le ton après la publication d’un rapport d’Amnesty International faisant état de la surveillance de Omar Radi via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO Group. Dernière réaction en date, celle de Saadeddine El Otmani qui a rejeté les explications officielles de la secrétaire générale d’Amnesty, Julie Verhaar accusant aussi l’ONG d’avoir orchestrer une campagne de diffamation internationale contre le Maroc.


Omar Radi est convoqué à se présenter pour la 4ème fois au siège de la BNPJ ce lundi 13 juillet.