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03.11.2020 à 14 H 52 • Mis à jour le 03.11.2020 à 14 H 52
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Disparition

L’ancien Premier ministre Ahmed Laraki est décédé

Ancien ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre, Ahmed Laraki est décédé le 2 novembre à l’âge de 89 ans. De sa carrière dans la haute administration, on se souvient notamment de sa note sans concession sur l’état du Maroc, longtemps restée secrète, rédigée à la demande de Hassan II suite aux événements de Skhirat…

Ahmed Laraki a tiré sa révérence le 2 novembre à l’âge de 89 ans. Grande figure de l’Istiqlal, l’homme fut Premier ministre de 1969 à 1971 au lendemain de la tentative du coup d’Etat de Skhirat. Médecin de formation, il a commencé sa carrière dans les années 1950 au cabinet d’Ahmed Balafrej, alors ministre des Affaires étrangères.


« En confiant la charge de premier ministre au Dr Ahmed Laraki, hier ministre des affaires étrangères, qui se trouvait à l’ONU lors de sa nomination, le souverain a donné un rang éminent à ce médecin de trente-huit ans auquel les assises musulmanes doivent en partie d’avoir pu se tenir à Rabat plutôt qu’en Arabie Saoudite », écrivait le quotidien français Le Monde en 1969.


De cette période à la tête du gouvernement, Ahmed Laraki avait tiré, à la demande Hassan II, à la suite des événements de Skhirat en 1971, un diagnostic sans concession longtemps resté secret.


Extrait de la note : « Au-delà du traumatisme que chacun de nous a subi à la suite des tragiques événements de Skhirat, il est nécessaire d’analyser avec lucidité la conjugaison des événements qui ont permis cette effroyable aventure afin d’en tirer des enseignements pour l’avenir. Il est évident que le climat euphorique et artificiel dans lequel les gens plus ou moins proches du régime se complaisaient cachait mal l’inquiétude persistante et le désarroi profond de chacun. Le gouvernement, l’administration, la classe dirigeante et jusqu’à la bourgeoise la plus fortunée étaient minés par l’insatisfaction morale. Les causes de cet état d’esprit sont évidentes : la population, les cadres, l’élite vivaient pratiquement dans le vide intellectuel le plus complet sans encadrement véritable, sans mobilisation, sans explications, sans directives précises, bref chaque citoyen était à la merci de ses propres convictions nées d’une analyse personnelle des événements avec tout ce que cela peut comporter de subjectif. »

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