logo du site ledesk
En off
Les confidentiels du monde des affaires et des cercles de pouvoir

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
11.01.2023 à 18 H 40 • Mis à jour le 11.01.2023 à 18 H 40
Par
Jihadisme

Accusé de liens avec AQMI, Rachid Rafaa sera extradé par la France à la demande du Maroc

L’informaticien marocain Rachid Rafaa, né en 1976 à Marrakech et recherché par le Maroc depuis treize ans pour « constitution de bande criminelle en vue de commettre des actes terroristes » devrait être finalement extradé par la France vers le royaume.


Le Conseil d'Etat français a rejeté le 27 décembre la demande d'annulation du décret d'extradition qui avait été publié le 22 octobre 2021, rapporte Africa Intelligence.


Pour contester la décision, son avocat Thomas Haas a fait part de son « inquiétude de voir le prévenu être condamné à la peine de mort ou subir de mauvais traitements en prison ». Cependant, le Conseil d'Etat français affirme que « le Maroc a donné des garanties de respect des droits de l'Homme ».


Rafaa avait quitté le Maroc en 2009 et résidait à Metz dans le nord de la France. Il s'était rendu en Martinique où il avait tenté d'échapper à son contrôle judiciaire en 2016, avant d'être arrêté. Le Maroc avait formulé une nouvelle demande d'extradition en 2018.


Une fiche du renseignement français avait indiqué lors de sa cavale que « les autorités marocaines le soupçonnent d'être lié à des responsables d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Il les aurait aidés à diffuser leurs messages via internet. Ce soupçon est partagé par les services français de lutte contre le terrorisme, qui considèrent que cet homme est connu pour son appartenance à la mouvance jihadiste internationale », indique également le document publié à l’époque par Le Desk.


Rafaa est accusé notamment d’avoir contribué à administrer des sites internet djihadistes sous les ordres de Salah Gasmi, ancien responsable de la commission de communication et n° 2 d’Aqmi.


Réfutant à l'époque tout lien avec l’organisation jihadiste, il affirmait, avec le soutien de l’avocat William Bourdon que le véritable motif des poursuites du Maroc à son encontre était lié à son soutien à la cause du Polisario. Il avait prétendu avoir été « détenu et torturé » pour cette raison pendant vingt jours à Rabat au début de l’année 2009.


Saisie sur son cas en 2010, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) s’était opposée au mandat d’arrêt lancé par Rabat et avait demandé en 2013 à la France de ne pas l’expulser vers le Maroc par crainte qu'il n'y soit « torturé ».


La justice française avait en conséquence ordonné en janvier 2014 la remise en liberté de Rafaa. Mais, dès sa sortie de la prison de Nancy-Maxéville, il avait été interpellé, puis placé dans un centre de rétention administrative à Lille, à la suite d'un arrêté de reconduite à la frontière pris par Place Beauvau.


Pour motiver son arrêté, le ministère de l’Intérieur français avait mis en avant le caractère irrégulier du séjour de l'informaticien. Sa demande d’asile politique lui avait été aussi refusée.


Début 2015, Marine Le Pen, alors présidente du FN, se fendait d'un communiqué pour réclamer son extradition immédiate « comme le demandent d’ailleurs les autorités marocaines »

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Revenir aux Off
En continu
Plus d'infos en continu