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25.09.2017 à 23 H 21 • Mis à jour le 26.09.2017 à 01 H 33
Par
Bad buzz

Quand un communicant du PAM menace un journaliste par WhatsApp

L’affaire se serait tassée si elle n’impliquait pas, par ricochet, le principal parti d’opposition, barré par intérim par Hamid Belkouch depuis qu’Ilyas El Omari, a jeté l’éponge.


Elle débute par un article du site d’information Yabiladi qui, le 18 septembre, fait état de la désertion par les cadors du Parti Authenticité et Modernité (PAM) d’une réunion du bureau politique, signe pour le média « d’un retour en force » d’El Omari.


Omar Alaoui, jeune communicant, ayant un temps été encarté dans le parti du tracteur, entre en scène pour faire rectifier ce qu’il affirme être des informations « erronées ». Problème, sa qualité de prestataire en relations publiques – rôle qu’il a par ailleurs joué pour le RNI sous Salaheddine Mezouar – ne convainc par Mohamed Ezzouak, directeur de Yabiladi.


Alaoui, qui semble-t-il, avait promis à la direction du PAM à faire passer un correctif, insiste lourdement comme le décrit Ezzouak dans un billet relatant l’affaire dans le détail. Il finit par déraper et transmets un flot d’insultes et de menaces par WhatsApp au patron du site à une heure indue.


La gaffe d’Alaoui,  –  qui a tenté par la suite d’éteindre l’incendie en revenant sur ses propos –  , prend une tournure plus politique lorsque Ezzouak s’en plaint à Belkouch qui minimise l’affaire en renvoyant dos à dos le journaliste et le communicant, ce dernier ayant outrepassé ses prérogatives.


Or, Alaoui avait affirmé être mandaté par le secrétaire général par intérim pour obtenir la mise au point dans un mail adressé à Yabiladi et dont Belkouch était en copie.


Le communicant s’était ainsi prétentieusement substitué au porte-parole officiel du PAM au su de Belkouch, qui n’avait pas, par inattention, bridé son agent, habitué, dit-on, à servir avec zèle ses clients. Le spin doctor en herbe avait pris à l’évidence trop d’assurance depuis qu’il avait été engagé pour des missions ponctuelles de RP par nombre de personnalités publiques au Maroc et à l’étranger, de Mustapha Bakkoury, ancien dirigeant du PAM, à Ali Belhaj*, en passant par M’jid El Guerrab lors de sa campagne pour les législatives françaises.


Une « cacophonie » qui souligne, selon Yabiladi, qui n’a pas hésité à la rendre publique, une forme « d’amateurisme », alors que le parti tente de mettre de l’ordre dans ses écuries.


Disclaimer. Le porte-parole du PAM, Khalid Adnoune, a transmis un communiqué à Yabiladi pour clarifier la position du parti : Le PAM insiste pour dire qu’il ne communique que via ses canaux officiels et promet des poursuites contre toute personne convaincue d’usurpation d’étiquette partisane ou de communication illégale avec les médias et les journalistes.


* Ali Belhaj, membre du PAM, fait partie de l’actionnariat de Pulse Media SARL, société éditrice du Desk.

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